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Fig. 54.

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Face externe de l'hémisphère cérébral gauche.

La scismre de Syivius, qui sépare les lobes frontal et pariétal, placés au-dessus d'elle, du lobe temporo-oecipital placé au-dessous, couunence, sur la Ijase de 1 encéphale, à la partie externe de l'espace perforé antérieur; elle se dirige d'abord en avant et en dehors, recevant dans sa courbe à convexité antérieure les petites ailes concaves du sphénoïde; puis, elle se continue sur la face externe de rhémisphére, suivant une direction un peu oblique d'avant en arrière el de bas en haut, pour se terminer, par une queue légèrement recourbée en haut, vers la partie moyenne du lobe pariétal. Très large à la base du cerveau, la scissure de Syivius devient plus étroite et irrégulièrement sinueuse sur sa face convexe.

En écartant les bords de la scissure de Syivius, on aperçoit un lobule conique, constitué ordinairement par trois plis radiés : c'est le lobe du corp>; strié ou Vinsuta de Red, limité par trois rigoles qui le séparent des circonvolutions voismes.

En suivant d'avant eu arrière, à partir de la scissure de Rolando, le bord de la scissure inter-hémisphérique, on rencontre, \m peu avant d'ari-ivcr à l'extrémité postérieure de rhémisphére, un sillon profond, mais court, véritable encoche, c'est la scimire paricto occipilale ou perpendiculaire externe (occipitale externe de quelques auteurs), qui sépare le lobe pariétal du lobe occipital. Celte scissure, 1res

102 AIN'ATOMIK MÉUICO CllIllUnGICALE.

accusée chez loiis les singes, où elle sépare complètement les lobes, est toujours interrompue chez l'iiomme par deux plis de passage allant du lobe pariétal au lobe occipital. La conformation simienne a été, mais très rarement, observée chez l'homme. — J ai eu l'occasion de rencontrer cette anomalie une fois, sur un hémisphère gauche.

Lobe frontal. — 11 est constitué par toute cette partie du cerveau qui est située en avant de la scissure de Rolando et préfcnte, sur la face externe, quatre circonvolutions. L'une limite en avant la scissure de Rolando, dont elle suit la direction; c'est la circonvolution frontale ascendante {¥ frontale), du bord antérieur de laquelle naissent, comptées de haut en bas, les 1'", 2" et 3" frontales séparées de la circonvolution frontale ascendante ou rolandique antérieure (4" frontale), par le sillon pré-rolandiqiie). — La ¥ frontale se prolonge en haut sur la face interne de rhémisphère sous le nom de lobule ovalaire ou paracentral. En bas, elle se termine près de la scissure de Sylvius, en s'unissant, par l'intermédiaire du pli de passage fronlo-pariétal inférieur, avec la pariétale ascendante.

La première frontale, séparée de la seconde par le premier sillon frontal (Broca), empiète largement sur la face interne de l'hémisphère; elle suit la scissure interhémisphérique jusqu'à l'extrémité auléi'ieure du cerveau, où elle se recourbe et devient rectiligue pour former le gyrus reclus du lobule orbitaire.

La deuxième frontale, très large, est parfois dédoublée par un sillon peu profond [sillon rosirai de Hervé); il existe alors quatre circonvolutions frontales insérées sur la frontale ascendante. Cette conformation est normale chez les singes inférieurs.

La troisième frontale, circonvolution de Broca, est la moins longue. Elle est séparée de la deuxième frontale par \e deuxième sillon frontal (P. Broca). Composée de deux étages, l'un inférieur ou orbitaire, l'autre supérieur ou mélopique (Hervé, la Circonvolution de Broca, Thèse de Paris, 1888), elle offre une disposition assez compliquée. L'étage métopique appartient seul à la convexité de l'hémisphère. Les parties cérébrales qui constituent cet étage décrivent deux plis d'inflexion autour de deux incisures connues sous le nom de branches antérieures de la scissure de Sylvius. De ces deux branches, l'une horizontale, constante chez l'homme, 7ïaît de l'extrémité externe de la vallée de Sylvius; l'autre ascendante, à peu près constante, part du bord supérieur de la scissure sylvienne, à peu de millimètres au-dessus de la précédente. Ces incisures divisent l'étage métopique de la circonvolution de Broca en trois parties : l'antérieure ou tête, la moyenne ou cap, la postérieure ou pied, réunie au cap par le pli sourcilier. Le pied se continue avec la circonvolution frontale ascendante.

Comme on vient de le voir, les trois premières frontales, arrivées à l'extrémité antérieure du cerveau, se recourbent d'avant en arrière, deviennent horizontales et constituent ce qu'on appelle le lobule orbitaire.

Lobe temporal. — Le lobe temporal (temporo-spliénoïdal) est limité par la scissure de Sylvius en haut, et par la grande fente cérébrale de Bichat en bas et en dedans; en arrière, il se continue avec le lobe occipital. Il est formé de cinq circonvolutions : trois sont visibles sur la face externe de l'hémisphère; on les désigne sous les noms de première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. Entre la première et la seconde on trouve un sillon, long et profond, le sillon parallèle, qui, se dirigeant en haut et en arrière, va se terminer dans le lobe temporal en arrière de la scissure de Sylvius. Les circonvolutions du lobe temporal se continuent en arrière avec celli's du lobe occipital, à l'exception de la première.

m LA TÈIE.

Lobe pariétal. — l.e lobe jxiriélal, nedeiiu'iil limité en bus par la scissiii't; de Sylvius, en avant par la scissure de Rolando, en dedans par la scissure inler-héniisphérique, est séparé partiellement du lobe occipital en ari'ière par la scissure perpendiculaire externe ; il comprend trois circonvolutions.

La circonvolution pariétale ascendante foi'me la lèvre postérieure de la scissure de llolando; en haut comme en bas, elle est unie à la frontale ascendante par un

Se. Rolando

Se. SylvUjus

I JUff.réirv.ineuL

Flg. 35. — Le lobe de l'insiila et la région rclro-insulaire. Les deux lèvres de la scissure de Sylvius ont été écartées. - Insula ant - Insula posl . les deux parties antérieure et postérieure de l'insula, séparées par SU. pnn., le sillon principal de rinsula — 1. 2. 3. 4. 5. les 5 circonvolutions qui composent ordinairement 1 insula. — ilig. rciio ins., la région rétro-insulaire (Broca) formée par le pli de passage temporo-parietal pro ond de iesch -nin. s.p., Rù/. nnl lUg. po>^. mf., les trois rigoles qui limitent le lobe de 1 insula, F et Temp l! la Lsiéme frontale et' la première temporale, lèvres de la scissure de bylvius, opercules supérieur et inférieur de l'insula.

pli qui ferme cette scissure. Sa partie moyenne est fortement concave en avant, tandis que ses parties supérieure et inférieure forment deux saillies ou genoux.

Les deux autres pariétales, désignées sous le nom de première et deuxième crrconrolutions pariétales, sont séparées de la pariétale ascendante (première pariela e de M. Duval) par une démarcation, souvent fort incomplète {s\Uonpost-rolandique).Uies sont assez difficiles à suivre, parce que le sillon inter-pariétal (scissure inler-par.étale de Gromier), qui établit leurs limites respectives, est fréquemment interrompu par des plis d'anastomose (plis de passage transversaux de Gromier). La prenue,-e ,,anelale (deuxième pariétale de M. Duval) s'étend sur les faces interne et externe de I heinispbère, formant sur la première le lobule quadrilatère, et sur la seconde le lobuh pariétal supérieur. Celui-ci se rétrécit d'avant eu arrière pour se continuer avec la

10» ANATOMIE MÉDICO-CIIIHURGICALE.

pmnièie circonvoluliou occipitale par le premier pli de passage pariélo-occipilal (premier pli de passage de Graliolel), qui ferme la scissure perpendiculaire externe.

La deuxième pariétale (lobule pariétal inférieur) naît par un pied étroit de la circonvolution post-rolandique (pariétale ascendante) ; elle suit d'abord la scissure de Sylvius, puis elle décrit deux grandes sinuosités, qui coiffent, l'une la queue recourbée de la scissure de Sylvius, l'autre la fin du sillon parallèle ; ces deux sinuosités en A juxtaposées forment une sorte d'M sur la face externe de l'hémisphère. La première sinuosité, qui coiffe le fond de la scissure de Sylvius, a reçu le nom de lobule du pli courbe ou post-sylvien ; la deuxième, qui circonscrit la terminaison du sillon parallèle, est \cpli courbe. Ce dernier est relié à la deuxième circonvolution occipitale par le deuxième pli de passage pàriéto-occipilal (deuxième pli de passage de Gratiolet).

Lobe occipital. — Ce lobe, très petit, séparé du pariétal par la scissure pariétooccipitale, comprend six circonvolutions, dont trois seulement apparaissent à la face externe. Ces circonvolutions se comptent de haut en bas (première, deuxième, troisième) et sont séparées par deux sillons, plus ou moins distincts.

Le lobule de l'insula. — Quand on écarte les deux lèvres ou opercules de la scissure de Sylvius, on voit au fond de cette scissure un ensemble de circonvolutions constituant un lobe cérébral isolé, bien distinct, c'est le lobule de l'insula, ou simplement Vinsida de Reil. Par sa face profonde, ce lobule répond aux ganglions centraux de l'hémisphère : d'où le nom de lobule du corps strié qu'on lui a aussi donné. Il est limité par trois sillons profonds ou rigoles (P. Broca) : l'un, antérieur, le sépare de la partie antérieure de la troisième frontale; Vautre, postérieur, le sépare du bord supérieur de la scissure de Sylvius; le troisième, inférieur, le sépare d'une autre région de l'écorce, située aussi dans le fond de la scissure sylvienne et dont nous parlerons bientôt. Ce lobule est formé par trois plis ou circonvolutions qui naissent d'un seul point (pôle de Vinsuln), situé à la partie inférieure et antérieure du lobule, et divergent en haut, en avant et en arrière. Ce lobule, qui constitue ïinsula proprement dit, est séparé, avons-nous dit, par la rigole inférieure, d'une autre région de l'écorce cérébrale, comprise dans l'écarlement de l'extrémité postérieure de la scissure de Sylvius, la région rétro- insulaire (P. Broca). Cette région est formée par un pli quelquefois dédoublé, oblique de bas en haut et d'avant en arrière, s'étendant de la première circonvolution temporale à la partie inférieure de la pariétale ascendante : c'est le pli de passage temporopariétal profond de P. Broca [circonvolution temporale transverse de Heschl).

2° Face interne. La face interne de l'hémisphère, plane, est adossée à celle du côté opposé, dont la faux cérébrale la sépare. Sur la partie inférieure de celte face apparaît la coupe du corps calleux. La partie antérieure du corps calleux, effilée [genou et bec], s'incurve en bas et en arriére, else prolonge dans la substance perforée antérieure. Son extrémité postérieure, renflée [bourrelet), reste libre et entre en contact avec le faisceau des veines de Galien. C'est autour de celte grande commissure iiiler-hémisphérique que viennent s'étaler les circonvolutions de la face interne. Elles en sont séparées par un sillon [sinus du corps calleux) et par la circonvolution godronnée.

Cette circonvolution a élé récemment étudiée par M. Duval [Arch. denévrologic, 1882). Elle est rudimentaire, mais entoure, cependant, tout le pourtour du hile de l'hémisphère. Sur le corps calleux elle n'est représentée que par les traclus longitudinaux de Lancisi. En arrière et au-dessous du coi-ps calleux, elle est formée par une bande de substance blanche, recouverte d'une écorce grise, qui n'est autre que le corps godronnc. Celte bande est interposée au Irigone et à la circonvoluliou de riiippocampe.

IIK LA TI'TF,. '^'^ Trois grandes scissures silloniieul la face iiilenic du cerveau ; ce sont les scissui-es calîoso-niai'ginale, calcariiic et perpendiculaire interne.

La scissure calloso-marginale, som-fvonlale (P. Broca), ou festonnée (Pozzi), commence au-dessous du bec du corps calleux, suit dans la grande iiiajoi-ilé des cas un trajet parallèle au sinus du corps calleux, à égale dislance de celui-ci et de la marge supérieure de l'hémisplière. Arrivée au-dessus du bourrelet du corps calleux, elle se recourbe brusquement en haut et en arrière pour atteindre le bord

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Fig. 56.

Corpgr.

Circonvolutions de la face interne des hémisphères.

Sa», lloland. , encoche de la scissure de Rolaudo. - Sois. cal. marg., scissure calloso-uiai'giuale. - Sch. s.s. pariél., scissure sous-pariétale. - Sm. pp. int., scissure perpendiculaire interne. calcar., scissure calcarinc. - SU. d. corps cal., sillon du corps calleux. - Inc. preov., incisure nréovalaire.- Pl. temp. limb., pli temporo-linibique de Broca. - Bec- rfu c. «iL, bec du corps calleux.

- Gen., ijenou du corps calleux. - Bour., bourrelet du corps calleux. - 7'' inL., circonvolulion frontale interne. - F* int.. 2= circonvolution frontale interne. - Lob. ovaL. lobule ovalairc.

- .1.. coin, avant-coin. - T\ 5" circonvolution temporale. - T\ ¥ circonvolution temporale. - T\ 5" circonvolution temporale. - Tvig.. trigone cérébral. - Veine d Gai veine de Gahen. - A< . d. Sylv., aqueduc de Sylvius. - Gl. pin., glande pinéale. - Plex. chor.. plexus choroïde, des ventricules latéraux. - C. opL, couche optique. - Com. gr., commissure grise. - 7«6. mam tubercule mamillairc. - Tr. Monro, Irou de Monro. - T^g. ptt., Ugo p.tu.taire. - 6om a,./., commissure blanche antérieure. - JV/". o^'- nerf optique et clnasma. - i«6-., septum

uciduni.

supérieur du cerveau en un point situé de cinq à quinze miUimèlres en arrière de

l'encoche rolandique.

La scismre des hippocampes (Graliolet), calcarine (Turnei-) ou occipitale horizonlaie, pari de la pointe poslériein-e du cerveau, s'avance dans la direction du bourre-

106 ANATOMIE MÉUIGO CllIliURGICALE.

lel du corps calleux, passe au-dessous de lui et est séparée de la fente de Bichat par le pli temporo-l imbique de Broca.

La scissure perpendiculaire interne ou occipitale interne, oblique en bas et en avant, s'abouche dans la scissure calcarine en ari'ière du corps calleux. Toujours très accusée, elle forme avec la calcarine l'ancienne scissure en Y. Elle continue, sur la face interne, la scissure perpendiculaire externe.

A l'aide de ces données, il est aisé de fixer sur la face interne les limites respectives des lobes frontal, pariétal et occipital.

Le lobe frontal est représenté sur la face interne :

a) par la circonvolution frontale interne supérieure, sus-jacente à la scissure calloso-niarginale. Cette circonvolution est la continuation de la première frontale externe, sauf en arrière, où Y incisure préovalaire lumie avec la portion ascendante de la scissure calloso-marginale un lobule, le lobule paracenlral (Betz) ou ovalaire (P. Broca);

h) par la circonvolution frontale interne inférieure, intermédiaire à la scissure calloso-raarginale et au sillon du corps calleux. Cette circonvolution, qui porte encore les noms de circonvolution du corps calleux, circonvolution de l'ourlet, circonvolution crêlée, gijrus fornicatus, ne ferait point, suivant P. Broca, partie du lobe frontal. Elle représenterait un véritable lobe primitif du cerveau, le lobe limbique, et serait séparée du lobule quadrilataire par une petite anfracluosité : la scissure sous-pariétale. Ce lobe serait constitué par les circonvolutions réunies du corps calleux et des hippocampes; il serait séparé du bile de l'hémisphère (corps calleux et trigone) par lu circonvolution godrounée (M. Duval).

Le lobe pariétal est uniquement représenté sur la face interne du cerveau par le lobule quadrilatère, dont je viens d'indiquer les limites antérieure et inférieure, et dont la limite postérieure est formée par la scissure perpendiculaire interne. Ce lobule encore appelé lobule carré, lobule central, avant-coin, ou prœcuneus, marque sur la face interne le territoire de la première circonvolution pariétale.

Le lobe occipital est divisé, sur la face interne, en deux parties par la scissure calcarine. Au-dessus de cette scissure, nous trouvons le coin, cuneus, lobule triangulaire ou occipital interne; au-dessous et en arrière, la terminaison des circonvolutions temporo-occipitales.

o" Face iiNFÉniEURE. — A la base du cerveau, il y a lieu de rappeler, non seulement les circonvolutions qui se dessinent sus les parties latérales, mais aussi les divers organes qu'on rencontre sur la ligne médiane.

La face inférieure du cerveau, est divisée par la vallée de Sylvius en deux territoires inégaux ; l'antérieur, plus petit, appartient au lobe frontal et constitue le lobule orbilaire; le postérieur, bien plus étendu, appartient à la fois au lobe temporal et au lobe occipital, qu'aucune démarcation ne sépare sur la face inférieure, aussi l'appelle-t on souvent lobe temporo-occipilal.

Le lobule orbilaire, dont la plupart des auteurs donnent des descriptions inexactes ou incomplètes, est formé par les trois circonvolutions frontales; il est traversé par deux sillons antéro-postérieurs, le sillon olfactif on orbilaire interne &i le sillon orbilaire externe. Le premier loge le bulbe et le nerf olfactifs. Le second est souvent très peu marqué; aussi a-t-il été méconnu par Pansch et Benedikt. Il est cependant constant, ainsi que l'a montré M. Hervé, et occupe presque toujours le bord externe du lobule orbitaire. Ces deux sillons permettent de distinguer dans ce lobule trois parties : interne, moyenne et externe. La partie interne, intermédiaire

Dli LA TÈTli. '^''^ au sillon olfaclir ol à la sdssiiir iiil.or-]iéiMispliôri(|LU!, est \o. pli droil, (///n/s reclus, circonvolution olfaclive, coiiluuiatioii de la l- IVoiUalo. Lu partie externe, limitée en dedans par le sillon orbilaire externe, représente l'étage orbitaire de la circonvolution de Broca. La partie moyenne, comprise entre les deux sillons, continue la deuxième frontale; elle est irrégulièrement entaillée par Y incisitre cruciforme (en étoile, on 11, on X, on Y). C'e.-t par un abus do langage qu'on a désigné du nom do

JBu.lb olfuct

f i„ 57. - Face inférieure de l'cncépliale

'■■Art- cér iixf

circonvolution olfaclive externe la partie de la deuxième frontale intermédiaire à cette incisure et au sillon olfactif. .

Le lobe temporo-occipilal semble compliqué. En réalité, sa disposition est fort simple; la description seule est obscure, par suite de la nomenclature diverse adoptée par les auteurs. Ce lobe est encore appelé lobe temporal ou lobe lemporo-sphenoulal. D'autres auteurs le nomment lobe temporal ou tomporo-splionoïdal sur la lace externe, temporo-occipilal sur la face inférieure, .l'adoi.le indilléreinment ces trois dénominations, mais en spécifiant qu'elles désignent la partie de l'écoroe cérébrale limitée

on liant par la scissure île Sylvius, en has et en dedans par la gi'ande l'enlc de bichal.

Ainsi compris, le lobe temporal se compose de cinq circonvolutions. Les deux premières {première et deuxième temporales) appartiennent à la face externe des liémisplières. La ti'oisiènie [troisième circonvolution temporale (!'. Broca) forme la marge externe du lobe; elle comprend deux étages, l'un supérieur, seul visible à la face convexe, l'autre inférieur, appartenant à la face inférieui'c de l'hémisphère. J'ai déjà parlé de ces trois circonvolutions en décrivant la face externe de l'écorce cérébrale.

Je n'ai donc plus à étudier que les deux dernières, qui appartiennent à la face inférieure du lobe lemporo-occipital. Toutefois, il importe de noter que l'une d'elles est partiellement visible sur la face interne du cerveau (Voy. fig. 56).

Deux sillons antéro-posiérieurs, temporo-occipitaux externe et interne, subdivisent la face inférieure du lobe en trois parties : externe, moyenne, interne. La partie externe, située en dehors du sillon temporo-occipital externe, n'est autre que l'étage inférieur de la troisième temporale. La partie moyenne, intermédiaire aux deux sillons, forme la quatrième circonvolution temporale (l\ Broca), encore appelée première circonvolution temporo-occipitale ou lobule fusiforme. La partie interne forme la cinquième temporale (P. Broca), [deuxième circonvolution temporooccipital ou lobule lingual). Cette dernière circonvolution s'étend de la pointe du lobe temporal à la pointe du lobe occipital. En regardant la ligure 56, on voit que le bord interne ou supérieur de celte circonvolution forme, dans sa moitié postérieure, la lèvre inférieure de la scissure calcarine, et, dans sa moitié antérieure, la partie latérale de la fente de Bichat. Cette particularité a permis de décomposer la cinquième circonvolution temporale en deux parties, dont la postérieure, lobule lingual proprement dit, est intermédiaire à la scissure calcarine et à la moitié postérieure du sillon temporo-occipital interne. La partie antérieuie, comprise entre la moitié antérieure de ce sillon et la fente de Bichat, n'est auti'e que le lobule (le l'hippocampe. En arrière, ce lobule se continue avec la circonvolution du corps calleux et constitue avec elle le lobe 1 imbique ; en avant, on voit sa partie interne former un crochet recourbé d'avant en ari'ière et de bas en haut. Ce crochet parait se continuer avec les corps frangé et godrouné cpi'on rencontre sur la paroi inférieure de la corne spbénoïdale du ventricule latéral. Au niveau môme où elle décrit ce crochet, la circonvolution se rende pour constituer l'hippocampe, ou corne d'Ammon (protubérance cylindroïdc de Chaussier) (Voir Ventricule latéral).

La région médiane de la base présente les parties suivantes :

1° L'extrémité antérieure de la scissure inter-hémisphérique limitée par les circonvolutions olfactives. — 2" Le genou et le bec du corps calleux. — 5» Les deux substances perforées antérieures limitées en avant par les deux racines blanches du nerf olfactif, en dedans par le chiasma optique et la racine grise des nerfs optiques, en arrière par les bandeletles optiques, en dehors par le lobule de l'hippocampe. — 4" Derrière le chiasma, successivement, le tuber cinereum, auquel sont rattachés la tige et le corps piluitaire; les éminences mamillaires, de couleur blanche et d'aspect brillant; Vespace perforé postérieur, limité par les pédoncules cérébraux, enfin le bourrelet du corps calleux et l'extrémité postérieure de la scissure inter-hémisphérique.

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