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DU LA TI^TE

se détac-henl do la face inférieure du cervelet et s'avancent sur les oôlés du bulbe. La face supérieure des amygdales répond aux valvules do Tarin ; leur face oxlorne, au pourtour du Irou occipilal. Au dire do Ilenle, le tubercule occipital marquerait son empreinte sur les tonsilles, avec lesquelles il est en rapport : cela n'est exact que dans les cas rares où la saillie de ce (uberciile (dont j'ai donné ailleurs la signilicalion vraie) est exagérée. — Au-dessns et un peu en avant de l'amygdale, toujours sur les côtés du bulbe, on remarque la saillie céi'ébollousc formée par le lobule ou loulfe du pneumogastrique [floccnlus] : les rapports de ce lobule avec l'émergence du pneumogastrique, les plexus cboroïdes et l'orifice latéral du 4° ventricule, ont été exposés et représentés plus haut (Voy. Lig. céph-rach.).

La circonférence du cervelet, formée par la réunion dos deux facos de l'organo.

Orcf

Fig. 40. — Orifices latéraux du 4," ventricule.

■ Pr., face antérieure de la protubérance. - B, face antérieure du bulbe. - L. l. c. face inféfieurc du lobe latéral du cervelet. - L. d. p., lobule du pneumogastrique ou floccu us. -T . m.i la t6ile médullaire inférieure embrassant dans sa concavité le plexus choroïde {Pl. ch.).- Lntre cette lame nerveuse et le plexus, on voit l'orifice latéral [Orif.) par lequel la cavité du ventricule communique, au niveau de son diverticule latéral, avec l'espace sous-arachnoidien. - Les racines des nerfs glosso-pl.aryngien [IX), vague (X) et spinal (À7) ont été renversées sur la partie droite de la iinn-e pour laisser voir l'orilice dans toute sa largeur. A gauche, ces nerfs sont dans leur MU.ation normale; ils recouvrent incomplètement l orifice (Orif.). - i-acmes du trijumeau. - F/, nerf moteur oculaire externe.- F//, nerf facial, -et F///, nerf auditif, ontdcs rapports intimes au.ssi avec l'orilice. — A7/, nerf hjpoglosse.

est occupée par le grand sillon circonférentiel de Vicq d'A/yr, qui semble diviser l'or-ane en doux moitiés. Elle est échancrée en avant et on arriére : Vechancnire poJérieure répond à la partie postérieure du sinus droit et à la tubérosilé occipitale interne où se trouve le connucnt des sinus; Véchancrure antérieure, qui continue la grande gouttière bulbaire formée par la moitié antérieure de ce qu'on appelle à tort la face inférieure du cervelet, ombrasse les tubercules (|uadrijumeaux ;

H2 ANAÏOMIE MKDICO-CIIIIIURGICAI.E.

elle répond, commo le inonlre noiro figure, à VmU'èc des pédoncules cérébelleux supérieurs, que réunit une min(;e lamelle de subslnnce ])lanche, la valvule de Vieussens, ou voile médullaire anlérieur.

Isthme de l'encéphale. — On doit réserver le nom d'isthme à cette partie de l'encéphale, intermédiaire au cerveau, d'une part, à la protubérance et au cervelet, de l'autre. L'islhme comprend donc seulement les pédoncules cérébraux et les tubercules quadrijumeaux. Lorsque, dans une autopsie, nous séparons le cervelet du cerveau par un coup de couteau rasant le bord supérieur de la protubérance, nous coupons l'isthme. Je n'insisterais pas autant sur cette définition si, dans la plupart des traités, on n'étendait l'isthme bien au delà des limites que le respect de la langue française et des notions embryologiques ordonnent de lui assigner. — L'isthme comprend uniquement les pédoncules cérébraux et les tubercules quadrijumeaux, seules parties développées aux dépens de la vésicule moyenne.

Le pédoncule est limité en arrière par un sillon, sillon latéral de l'isthme, qui le sépare du pédoncule cérébelleux supérieur ; de ce sillon on voit émerger une lame triangulaire de substance blanche, dont le sommet atteint le tubercule quadrijumeau postérieur (inférieur serait mieux) ; c'est le faisceau latéral de l'isthme ou ruban de Beil.

Protubérance (Pont de Varole). — Intermédiaire au bulbe et aux pédoncules cérébraux, la protubérance s'étend latéralement par les pédoncules cérébelleux moyens dans le cervelet. La face antérieure (obstinément dénommée face inférieure par nombre d'auteurs) est en rapport avec la gouttière basilaire. Il faut cesser de dire que cette face repose ou se moule sur la gouttière basilaire. Sa direction, beaucoup moins oblique que celle du clivus, se rapproche plus de la verticale que de l'horizontale. Cette face, striée transversalement par des faisceaux blancs qui se portent d'un pédoncule cérébelleux à l'autre, présente, sur la ligne médiane, une dépression longitudinale; cette dépression est produite par le relief des pyramides qui montent parallèlement, de chaque côté de la ligne médiane, sous la couche superficielle de la protubérance; elle répond d'ordinaire au tronc de l'arlère basilaire. Plus en dehors, on voit l'émergence des deux racines du trijumeau.

La face postérieure de la protubérance forme la partie supérieure du plancher du 4" ventricule (Voir ci-dessous).

Bulbe (Moelle allongée). — Séparé de la protubérance par le sillon bulbo-protubéranliel, il se continue en bas avec la moelle : sa limite inférieure est fixée par la fin de l'entre-croisement des pyramides. Renflement ou chapiteau médullaire, il présente une face antérieure, sur laquelle on remarque (Voy. fig. 40) le sillon médian antérieur, qui se termine, au niveau du sillon bulbo-protubéranciel, par le trou borgne de Vicq d'Azyr ; de chaque côté du sillon médian, la pyramide antérieure, qui, continuant en apparence les cordons antérieurs de la moelle, va disparaître sous les fibres transversales de la protubérance; plus en dehors, le sillon collatéral antérieur ou sillon pré-olivaire, d'oîi émerge l'hypoglosse, puis Volive.

Sur la face latérale on trouve la partie postérieure de Volive ; en arrière de celleci, le faisceau latéral du bulbe, qui paraît continuer le faisceau latéral de la moelle; le sillon collatéral postérieur, d'où naissent les nerfs glosso-pharyngien, pneumogastrique et spinal; dans ce sillon, à 5 ou 6 millimètres au-dessous de l'olive, la tète de la corne postérieure vient faire hernie, sous la forme d'une petite éminence

DE LA TlÎTE. US

grisâtre, le tubercule cendré de Bolando; owive Volive (il l(! tubercule, dos fibres arciformes, transversales, couvrent plus ou moins la face latérale du bulhe, formant le stralum zonale superficiel. Au-dessus de l'olive, dans le sillon bulbo-prolubérantiel, une fossette, fossette sus-olivaire, montre l'émergence du moteur oculaire externe; enfin, dans le même sillon, plus en arrière, la fossette latérale du bulbe marque la terminaison du sillon collatéral postérieur et laisse passer les filels émergents du facial, de l'acoustique et de l'intermédiaire de Wrisberg.

La face postérieure, recomevle en grande partie par le cervelet, appartient dans sa partie supérieure au plancher du 4" ventricule, dont elle forme le losange inférieur (Voy. fig. 41); dans sa partie inférieure, elle ressemble à la face postérieure de la moelle, et présente : le sillon médian postérieur, qui sépare les faisceaux de Goll; ceux-ci, arrivés à la pointe du 4° ventricule, changent de nom et deviennent les pyramides postérieures, qui limitent de chaque côté le ventricule; ces pyramides présentent, vers la pointe du ventricule, un renflement mamelonné, et vont se perdre sur le bord interne du pédoncule cérébelleux inférieur ; en dehors des pyramides, le sillon intermédiaire postérieur; enfin, plus en dehors, les corps resliformes, faisceaux arrondis, volumineux, qui paraissent continuer les faisceaux de Burdach et se continuent avec le pédoncule cérébelleux inférieur.

Ces différents. organes se groupent autour de l'aqueduc de Sylvius et du 4'' ventricule qu'ils concourent à foi-mcr. Il y a, je pense, quelque avantage à étudier les organes ainsi réunis,, de manière à acquérir des notions exactes sur leurs relations réciproques. La coupe verticale et anléro-poslérieure du crâne (Voy. fig. i ) permettra de suivre en grande partie la description que je vais présenter. Sur cette coupe, on remarquera de suite que le ventricule est loin d'offrir une paroi supérieure et une paroi inférieure; il faut bien savoir que ce que nous appelons encore le plancher du ventricule est dans un plan vertical et n'a nullement cette inclinaison en bas et eu arrière, figurée dans nombre de nos ouvrages modernes.

Le grand canal (aqueduc de Sylvius et 4« ventricule) qui met en communication le ventricule moyen du cerveau et la cavité épendymaire de la moelle épinière comprend deux parois, l'une antérieure, l'autre postérieure, d'épaisseur fort inégale dans leurs différents points. Je vais d'abord envisager la constitution de ces deux parois; j'indiquerai ensuite comment ces deux parois se réunissent sur les parties latérales pour fermer le canal sylvien et le ventricule cérébelleux. Pénétrant alors dans l'intérieur de cette cavité, je décrirai rapidement le plafond et le plancher du 4'" ventricule.

La paroi postérieure et supérieure est constiluce successivement d'avant en arrière par la commissure cérébrale postérieure, par les tubercules quadrijumcaux antérieurs, un peu masqués par la glande pinéale, par les tubercules quadrijumcaux postérieurs, par la valvule de Vieussens, tendue entre les pédoncules cérébelleux supérieurs, enfin par la face supérieure du cervelet.

La paroi opposée, qui affecte avec la base du crâne des rapports que je préciserai plus loin, est constituée par les faces antérieures de la protubérance et du bulbe. Le l)uli)e dépasse la limite inférieure du 4'' ventricule ; légèrejnenl curviligne, à concavité antérieure, il s'étend jusqu'à un plan traversant la partie moyenne de l'apophyse odontoïde; il suffit d'un simple coup d'œil jeté sui' la figure pour voir que le cervelet constitue pai- sa face inférieure une véritable gouttière destinée à recevoir la moelle allongée. Le fond {scissure médiane du cervelet) de cette gouttière es! foi-mé par le vermis infcrior et les bords par le Inhulc dit pi)cunin(jaslri(jue.

ANATOMFK MKnlCO-CIIUlDIKilCAI.K.

^^J^ ANATOMIE MÉDICO-CIIIRURGICALE.

Eu écarlaiil le bulbe du cervolot, on pénètre dans la cavité du 4" ventricule, dont la paroi postéro-supérieure, irréguliôre (toit ou plafond), est formée par la valvule de Vieussens, par la luette qui termine en avant le vermis inferior du cervelet, par les amygdales, enfin par les valvules de Tarin. La paroi antérieure,

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FciLS.LaJ..

Fig. 41. — Plancher du k° ventricule et face postérieure du bulbe.

SU. méd. pos., sillon médian postérieur. — SU. int. pos., sillon intermédiaire postérieur. — SU. col pos., sillon collatéral postérieur. — Fais. Goll, faisceau de GoU, paraissant se continuer avec les pyramides postérieures (Pxjr. pos.). — Fais. Dicr., faisceau de Burdach, paraissant se continuer avec le corps restiforme [Cor. res.). — Fais, lat., faisceau latéral du bulbe. — Fer., verrou ou obex de 4° ventricule. — AU. gri., aile grise, placée au fond de la fovea poslerior. — AU. ext., AU. int., ailes blanches externe et interne. — Fov. ant., fovea anterior sive superior. — Emi. 1er., eminentia teres. — Loc. ex., locus cajruleus. — Riib. Reil, ruban de Reil. — On voit en y les libres de ce ruban qui vont à la valvule de Yieussens. — IV, nerf pathétique émergeant de chaque côté du voile médullaire antérieur ou valvule de Vieussens [Val. Viens.]. — VIII, nerf acoustique et barbe du calamus scriptorius. — Bag., baguette d'harmonie. — Péd. cér., pédoncule cérébral

Schéma des connexions du cervelet.

Cor. deul., corps dentelé. — Noy. d. /oi<, petit amas gris, dit noyau du toit du cervelet (il est en réalité placé en dedans du corps dentelé, invisible par conséquent sur la coupe du cervelet que nous représentons). — Péd. cér. inf. (rouge), Pcd. cér. moy. (noir), Péd. cér. siip. (bleu), pédoncules cérébelleux inférieur, moyen et supérieur. — Sur le bord interne du pédoncule cérébelleux supérieur gauche, on voit on .r l'insertion de la valvule de Vieussens.

DE LA TlÎTE.

OU i)lanclii!r du venlriculiî (rnspect grisAlro cl do l'orme losangique, présente sur la ligne médiane la lige du calamus scriptorius. Le losange est divisé par les barbes du oalamus en deux Iriangles.

Le triangle supérieur ou prolubéranliel porte de baut en bas : le locus cœruleus, d'où émerge la petite racine du trijumeau, Y eviinenlia leres, correspondant au novau d'origine commun aux 6 et 7'- paires ; enfin la fovea anterinr, placée immédiatement en debors de Veminenlia levés. Les bords du triangle supérieur sont formés par les pédoncules cérébelleux supérieurs, dirigés en baut et en dedans.

Sur le triangle inférieur ou bulbaire, on note de dedans en debors trois saillies allongées appelées ailes. Ce sont :' l'aile Manche interne, constituant le noyau du grand bypoglosse; l'aile gri^e, répondant aux origines sensitives des pneumogastrique et glosso-pbaryngien, et l'aile blanche externe, recouvrant une des origines du nerf acoustique. Les deux ailes blanches forment relief sur le plancher ventriculaire, elles limitent ainsi une dépression {fovea posteriov) au fond de laquelle apparaît l'aile grise. Quant aux bords du triangle inférieur, ils sont constitués par les pédoncules cérébelleux inférieurs et les pyramides postérieures; à leur angle de réunion, ils limitent une petite cavité, le ventricule d'Arantius, fermée en arrière par une petite lamelle grise {obex ou verrou), qui représente la terminaison de la commissure grise de la moelle.

La connaissance exacte de la topographie du plancher du quatrième ventricule est très importante à cause surtout des nombreuses et remarquables expériences faites sur ce plancher par de nombreux physiologistes, surtout par notre grand physiologiste, Cl. Bernard. Ce dernier a obtenu par l'excitation directe d'un point du plancher ventriculaire, répondant à l'aile grise, la glycosurie; tandis que l'excitation de points voisins de la même aile ne donne que la polyurie simple ou l'albuminurie. — La piqûre du plancher du quatrième ventricule, au niveau de l'aile grise (nœud vital), amène la mort immédiate par arrêt de la respiration (expérience de Flourens). — Enfin, dans ces derniers temps, on a démontré les modifications de la circulation cardiaque (centre cardiaque de Laborde), et encore des mouvements des muscles adducteurs des cordes vocales (centre laryngé de Semon et Horsiey) par l'excitation de diverses régions du plancher du quatrième ventricule.

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