ÉTUDE DES RÉGIONS DE LA FRANCE
99. nii i.»i«m «i«- la France |iar i'<*<|ioiiH. — On peul diviser la France en 12 régions, savoir :
1° Région du bassin Parisien, auquel se rattachenl les 3 régions suivantes :
Région du Nord-Est [Lorraine et Alsace).
3° Région du Nord [Flandre, Artois et Picardie .
4° Région Normande.
5° Région de l'Ouest (Bretagne et Vendé< .
0° Région du Massif central.
7° Région de la Loire.
8° Région du S. -Ouest ou de la Garonne.
î»° Région des Pyrénées.
10" Région du Jura et de la Saône.
1 1" Région des Alpes.
12° Région Méditerranéenne.
RÉGION DU BASSIN PARISIEN . ,..,ge8.)
«H. — llclief «lu sol. — Le bassin Parisien peut être compare aune cuvette dont Paris formerait le centre.
La limite géologique en est bien accusée à lV>t el au sud-est où se trouve une série de lignes de hauteurs concentriques, dont la plus éloignée est formée des collines de la Moselle et du plateau de Langres.
Le voyageur, qui s'avancerait de Verdun vers Parts, rencontrerait cette série de bourr\ lets ou de crêtes. 11 aurait à traverser, tout d'abord, les collines de la rive gauche de l.i Meuse et de l'Argonne, puis une autre ride de terrain peu importante, qui le conduirait dans les plaines monotones de la Champagne pouilleuse, vaste étendue limitée, vers l'ouest, par les coteaux de la Brie champenoise qui forment la dernière crête bien marquée jusqu'à Paris. Le voyageur n'aurait plus à parcourir, jusqu'à la capitale, que les plaines ondulées de la Brie.
11 y a lieu de remarquer qu'en général, ces bailleurs s'étendent en pentes douces vers L'ultérieur de la région et présentent un talus très accusé vers l'extérieur.
Ru côté du nord-ouest et du sud-ouest, le bassin Parisien se relie aux régions du Nord et de la Loire par des plaines ou plateaux peu élevés.
99. — Kcoulement «les eaux. — ■Bassin «le la Seine. - - Le bassin de la Seine coïncide presque entièrement avec le bassin Parisien; la busse-Seine seule appartient à hiNormandie.
La Seine se heurte d'abord aux coteaux de la Prie et s'infléchit vers le sud-ouest où les faibles hauteurs du plateau d'Orléans L'obligent à reprendre sa direction primitive. Elle la conserve jusqu'à la mer, mais elle devient très sinueuse à partir de Paris.
La Seine estuntleuve tranquille, coulant sur des terrains généralement perméables et qui absorbent une grande partie des pluies d'orage. Les inondations sont ainsi beaucoup plus rares que celles de la Loire et toujours moins redoutables, parce que les crues se produisent et décroissent lentement.
Affluents. — L'Aube a plus de largeur et de courant que la Seine. L'Yonne est plus longue et plus considérable que le fleuve. La Marne a un cours parallèle à la Seine ; elle traverse les coteaux qui, plus au sud, forcent la Seine à modifier son cours, et fournit au fleuve le tiers de son volume d'eau. L'Aisne, plus longue que l'Oise qui la reçoit, enferme, entre ses deux branches naissantes (Aire et Aisne), la presque totalité de l'Argonne. L'Oise vaut la Marne comme débit.
3©. — Grandes plaines «le la région. — La Champagne couvre de ses plaines plus de la moitié du bassin Parisien. Son sol, crayeux en général, surtout dans la Champagne pouilleuse, se prête peu à la culture des céréales. Mal arrosé parlespluies (t ,, il laisse filtrer la presque totalité des eaux, qui vont jaillir plus loin en sources dans les vallons. Mais la vigne y vient fort bien, et les vins de Champagne font l'objet d'un commerce très important. Les plus belles vignes se trouvent entre C huions et Reims. A l'est et au sud-est, la Champagne est couverte de bois et de forêts.
La Champagne se fait encore remarquer par l'industrie de la laine, et l'élevage des moutons a été la cause première qui a donné naissance à cette industrie.
La Brie et la Beauce sont les deux greniers d'abondance de la capitale.
La Brie possède encore de belles forêts, mais aussi de vastes champs de céréales. Elle produit également des légumes et des fromages qui alimentent le marché de Paris.
La Beauce n'a ni sources, ni vallons, ni forêts, ni vignes, mais un immense tapis de céréales et de prairies.
(1) La partie occidentale de la Champagne est uue des régions de la France où il pleut le moins.
RÉGION DU NORD-EST. (Voir lerésumé, page 9.)
3t. — Relief du sol. — De hautes montagnes, les Vosges, séparent l'Alsace de la Lorraine. L'Alsace comprend de vastes plaines basses, sur les bords du Rhin; la Lorraine, au contraire, immense terrasse élevée, a peu de plaines entre la Moselle et La Meurt he où les contreforts des Vosges s'étendent fort loin et forment un pays coupé et difficile. On ne trouve de plaines étendues qu'entre la Moselle et la Sarre, encore sontelles couvertes, çà et là, d'arêtes montagneuses, de collines et de plateaux.
Néanmoins, dans son ensemble, la Lorraine forme une vaste dépression entre les Vosges et les collines de la Moselle. Ces collines constituent une sorte de gradin qui conduit sur un large plateau couvert d'étangs et de forêts, limité à l'ouest par le rempart des côtes de Meuse et qui porte le nom de plateau de la Woëvre.
Enfin, les côtes de Meuse et les coltines de la rive gauche forment une sorte de haute
terrasse dominant la Woëvre et au milieu de laquelle la Meuse s'est creusé une vallée.
Vers le nord, la Lorraine se prolonge par les plateaux du Hardt, du Hunsruck et des Ardennes.
3£. — Ecoulement des eaux. — Le Rhin arrose l'Alsace; la Moselle, son affluent, et la Meuse arrosent la Lorraine.
L'Alsace peut être comparée à un immense fossé encaissé entre deux chaînes de même valeur, la Forêt- Noire et les Vosges; le Rhin, de Huningue à Mayence, coule entre ces deux montagnes et à peu près à égale distance de l'une et de l'autre.
La Moselle, au contraire, qui naît près du ballon d'Alsace, s'éloigne constamment des Vosges, rejetée vers l'ouest par les contretorts allongés qu'elles projettent.
A Font-Saint- Vincent, la Moselle traverse les collines de la Moselle, puis rencontre, un peu plus loin, les côtes de Meuse qui l'obligent à changer de direction vers le nord-est.
Un peu en aval de Frouard, elle reçoit la Meurthe, qui vient, elle aussi, de traverser les collines de la Moselle près de Nancy, et qui impose au cours d'eau principal sa propre direction. La Moselle trouve, en effet, la voie barrée par ces collines de la Moselle qu'elle va longer, à l'ouest, pendant un certain temps.
En amont de Metz, elle traverse de nouveau ces hauteurs et coule en Lorraine allemande, au milieu d'une large vallée, avec des pentes assez brusques à gauche.
La Meuse coule dans une étroite vallée, creusée sur la haute terrasse que forment, par leur ensemble, les côtes de la Meuse et les collines de la rive gauche de la Meuse.
Elle traverse le plateau des Ardennes, au fond d'une gorge continue de 200 à 300 mètres de profondeur et dans de pittoresques défilés. Sa vallée, remplie de verdure, contraste avec l'aridité des plateaux des Ardennes.
La région du