ÉTATS NÈGRES DE L'INTÉRIEUR
Trè9 nombreux; les principaux sout les suivants :
Royaume de kasungu (environ 4 millions i Royaume il»- Xlouala Vaniro (1 million de sujets), — région de VOwoua. d'hab.), — région de Kalounda.
Royaume du Casembé, — au sud du pre- I l*roduilt>. — Ivoire, huile de palme, colon. mier. I
L'AFRIQUE
clialt- m i . -.m- Lu me d'ondées torrentielles, mais de courte durée.
Cette humidité, sous un climal torride, produit une végétation exubérante, îles forêts gigantesques qui oui été le principal obstacle aux i xplorations.
I e régime des pluies change peu à peu, a mesure qu'on s'éloigne de cette région; on entre alors dans la zone des pluies tropicales, caractérisée par une saison sèche et
une saison humide.
Le plateau des grands lacs joue, en Afrique, Le même rôle que Le massif des Alpes .h Europe : il alimente dois grands fleuves, le SU, Le Congo el le Zambczc, qui vont porterses eaux à la Méditerranée et aux deux océans.
La région des lacs esl le grand réservoir de L'Afrique, niais ici la pluie remplace les glaciers,
443. — lies grands lacs. — Le grand lac équatorial Oukéréoué ou Victoria-Nyanza altitude de 1,300 mètres), d'une étendue égale au cinquième de la France, écoule ses eaux par le Nil. 11 a été découvert, en 1858, par l'anglais Speke et reconnu, sur tout son contour, par l'américain Stanley, en 187ii.
Le cordon des lacs, formés dans la crevasse longitudinale, comprend les lacs Mvoutan, \fouta-Wsigué, Tanganyika et Nyassa.
Le lac Mvoutan ou Lonta-N'sigé a été découvert en 18G4, par le colonel anglais Baker, au service de l'Egypte. Le Nil traverse sa partie nord-est (altitude de 700 mètres).
Le lac Mouta-N'sigué, découvert en 1876 par Stanley, est encore peu connu. On croit qu'il reçoit une partie des eaux du lac Tanganyika; il serait en outre bordé de montagnes considérables : l'une d'elles, sur la rive orientale, dépasserait 4,500 mètres.
Le lac Tanganyika, le plus considérable
des quatre, a été découvert par les anglais Uni ion el Speke en 1858.
En 1874, L'écossais Cameron revit ce lac el la rivière Loukouga qui s'en échappe à L'ouest. Le premier, il émit l'idée que cette rivière devait être le canal d'éeoulcinenl des eaux du Tanganyika dans Le Congo, et cette assertion fut confirmée par Slanley, deux ans après.
Le Tanganyika a des rives escarpées el une grande profondeur; c'est en outre le plus élevé des lacs de l'immense crevasse (800 mètres). Sa longueur équivaut à la distance du Havre à Marseille.
Le lac Nyassa, découvert par Livingstone en 1859, s'écoule dans le Zambèzr, par une rivière encombrée de chutes, le Chirr. Il est de même forme que le précédent et bordé de montagnes élevées.
A quelque distance; de son extrémité méridionale, on remarque le petit lac Chiroua, auquel Livingstone ne trouva pas d'écoulement, mais que, récemment, l'anglais Johnson reconnut être tributaire de l'Océan Indien par la Rovouma.
On remarque, enfin, au sud-ouest du Tanganyika, deux lacs de dimensions bien différentes : le lac Moëro et le lac Bangouéolo, dont la découverte est encore due à Livingstone (1867 et 1868). Le second et le plus grand de ces lacs donne naissance, à 1,300 mètres d'altitude, à un cours d'eau tourmenté, la Louapoula, qui traverse le lac Moêro (890 mètres) et n'est autre que le Congo supérieur.
C'est à Chitambo, sur les bords marécageux et fiévreux du Bangouéolo, que mourut Livingstone, en 1873.
444. — lia côte orientale. — On distingue, du nord au sud, la côte des Çomalis, la côte de Zanzibar et celle de Mozambique.
[/aspect de la côte des Çomalis diffère un peu de celui des deux autres : ce sonl des plages sablonneuses el désertes, ne produisant
guère que de la myrrhe et des aromates, habitées par des tribus cafres et arabes qui s'adonnent au commerce et à la navigation.
Les autres parties delà côte sont, au contraire, très fertiles (rizières), mais extrêmement malsaines. Le commerce y est très actif et entre les mains d'arabes (surtout dans Le Zanzibar), d'hindous venus pour la plupart de l'Inde portugaise (car la Mozambique est aux Portugais) et de quelques européens.
Le plus important article de commerce y était autrefois la chair humaine ; aujourd'hui même, la traite des nègres n'a pas entièrement disparu.
Ce littoral est, en effet, le débouché naturel de la région des lacs et, de temps immémorial, les étrangers y viennent acheter les produits de l'intérieur : dents d'éléphant, or, cuivre, gomme fossile (copal), indigo, riz, arachides, sésame, huile de palme, etc.
L'un des plus importants entrepôts est Zanzibar, dans une île, en face de Baijamoyo, où viennent décharger les caravanes de l'intérieur. C'est ce qui explique les efforts des Anglais pour le triomphe de leur influence auprès du sultan de Zanzibar. Mais les Allemands ont porté un coup fatal à cette influence en établissant leur protectorat sur les États nègres de YOusagara et du Ngourou situés sur les routes commerciales de l'intérieur à la côte.
La petite ville portugaise de Mozambique est encore un entrepôt important des produits de la région des lacs. Elle est située sur un écueil voisin de la côte et forme son port avec deux autres îles.