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CANADA

coîes : on y cultive la canne à sucre, le tabac et le café.

I* 4 Produits de l'Amérique «lu Sud. — Les branches principales de l'industrie et du commerce sont : l'élevage des bestiaux (république Argentine, Paraguay et Uruguay) et les mines (Bolivie et Pérou, argent, — Chili, cuivre, — Pérou, Bolivie et Chili, salpêtre, — Pérou, mercure, — Pérou et Chili, guano).

Le Chili et la république Argentine sont riches en blé; l'Equateur, le Venezuela et le Paraguay produisent du tabac.

485. — Races de l'Amérique. — Quand le nouveau continent fut découvert, il était habité par un grand nombre de peuplades de mœurs et de langues différentes, mais ayant toutes entre elles de grands traits de ressemblance, un véritable air de famille.

La race américaine est, en effet, caractérisée par une couleur de peau rouge ou bistrée, un nez fort et aquilin, Y absence de barbe et des cheveux lisses abondants.

La colonisation européenne a eu pour effet la presque extermination des peuples indigènes, qui sont aujourd'hui refoulés dans les territoires non encore régulièrement exploités, ou d'un accès difficile.

Dans la région polaire se trouvent les Esquimaux et, plus au sud, les Peaux- Rouges autrefois partagés en nombreuses tribus errantes, mais qui, reculant constamment devant la race anglo-saxonne, ne tarderont pas à disparaître complètement.

Le Mexique, autrefois habité par les Aztèques, et V Amérique centrale semblent avoir été le siège d'une civilisation avancée dont il reste encore de nombreux vestiges.

La race des Caraïbes, sédentaires et cultivateurs^ disparu des Antilles, mais peuple encore les selvas de Y Amazone et les pampas de la Plata.

A côté d'eux, se trouvent les Guaranis du Brésil et du Paraguay, les Indiens Quichuas du Pérou, les Patagons à la taille gigantesque, et les Fuégiens de la Terre-de-Feu. Cette dernière race est bien la plus arriérée du continent.

Après l'apparition des Européens, la violence et la cruauté de leurs procédés de colonisation ne tardèrent pas à porter leurs

fruits : la population indigène diminua à tel point qu'il fallut chercher, à l'extérieur, des bras pour la culture des plantations : ce fut là l'origine du commerce des esclaves, de la traite des nègres d'Afrique, qui déshonora si longtemps le nouveau monde. Aujourd'hui libérés presque partout, les nègres forment une portion appréciable de la population américaine.

Enfin nous assistons, depuis quelques années, à une sorte d'invasion pacifique que les États-Unis cherchent à enrayer, celle des coolies chinois qui se trouvent déjà par centaines de mille dans les États de l'Ouest.

En résumé, les créoles, descendants des familles européennes fixées dans le pays, forment environ le dixième de la population américaine. Le reste se compose, en dehors des peuplades indigènes, de métis provenant du mélange des Européens avec les races indienne ou nègre.

Enfin, l'Amérique du Nord reçoit surtout des colons allemands, anglais et irlandais; l'Amérique du Sud, des allemands, des français et des italiens.

486. — lies Latins et les Anglo- Saxons eu Amérique. — Après avoir découvert un nouveau monde (1492) au profit du roi d'Espagne, le navigateur génois Christophe Colomb était mort misérablement en 1506, sans avoir même l'honneur de donner son nom au continent, qui prit celui de l'un de ses successeurs, le Florentin Améric Vespuce.

Mais l'élan était donné, les découvertes, les conquêtes se multiplièrent et, vers le milieu du xvie siècle, l'Espagne se trouva en possession du centre et du sud de Y Amérique, à l'exception du Brésil (aux Portugais), de la Patagonie et des Guyanes qui furent colonisées par les Français, les Anglais et les Hollandais au siècle suivant.

Dans le même temps, les Français avaient colonisé le Canada et plus tard la Floride, tandis que les Anglais s'établissaient sur les côtes orientales de Y Amérique du Nord.

Ces derniers devaient, à la fin du xvme siècle, absorber complètement nos colonies, grâce aux fautes politiques et à la légèreté du roi Louis XV (traité de Paris, 1763).

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