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L'AMÉRIQUE
territoires du nord ouest e\ en oui fail !<• Dominion actuel, qui vaut dix-sepl luis la France comme superficie.
Mais les Canadiens sont toujours restés français de cœur. Cette race vigoureuse et rustique a conservé, en dépit des efforts de l'Angleterre, sn langue, sa religion et ses mœurs el va toujours se multipliant.
Bien sage a été l'Angleterre, en accordant au Dominion la liberté et l'indépendance dxigouvernement, certaine d'obtenir, à ces conditions, sinon l'affection, au moins la fidélité des Franco-Canadiens.
I •» ï>. — Aspect «lu pays. — La région comprend d'immenses plaines parsemées de lacs nombreux et limitées, à l'ouest, par le commencement des montagnes Rocheuses (massif de Colombie), â l'est par les plateaux rocheux du Labrador.
Il n'existe aucun obstacle entre les grands lacs et les grandes rivières du Mississipi, il esl donc permis de supposer que la mer ù'Hudson et le golfe du Mexique étaient autrefois reliés par un bras de mer qui cou vrai t les plaines centrales de l'Amérique du Nord et qui a disparu lors du soulèvement des montagnes Rocheuses.
I 9©. — lies cinq grands lacs et le Saint- Iiaurent. — Ce fleuve est le déversoir des cinq grands lacs.
Le lac Supérieur, vaste bassin de 300 mètres de profondeur et de 200 mètres d'altitude, envoie ses eaux, par le canal et le saut de Sainte-Marie, aux lacs Michigan et Huron. Celui-ci est relié, à son tour, au lac Erié profond de 160 m. et élevé de 172 m. au-dessus du niveau de la mer.
Le Niagara, canal d'écoulement de l'Erié, forme d'abord de nombreux rapides, puis la plus fameuse chute du monde. Les eaux s'y précipitent de 45 à 50 mètres de hauteur sur une largeur de près de 1 kilomètre.
Les eaux arrivent dans le dernier grand lac, Ontario, d'où s'échappe enfin le fleuve qui bientôt porte le nom de Saint-Laurent.
Montréal, ville à moitié française, est bâtie dans une île du fleuve; elle est reliée aux deux rives par un pont de 5 kilomètres.
Le Saint-Laurent forme de nombreuses lies; il est encombré de rapides que la navigation à vapeur est parvenue à remonter. A Québec, ville française, où commence son estuaire, le fleuve mesure 35 kilomètres de largeur; il en a 550 à son embouchure.
491. — Climat du Canada. — Le climat de la région est caractérisé par de grands écarts entre l'hiver et l'été. Pendant cinq mois de l'année, le bas Canada disparaît sous la neige et les glaces, et, malgré l'ardeur du soleil d'été, la température moyenne de Québec, situé à la latitude de Paris, n'est que de 4°, ce qui représente la moyenne des côtes de la Norvège.
Le climat du haut Canada est plus tempéré: l'hiver n'y dure que deux mois, grâce à l'humidité fournie par les grands lacs.
4 9£. — Ressources du pays. — Forêts, bestiaux, céréales, mines.
— Les trois quarts du Dominion sont encore couverts de forêts : c'est, après la Norvège, le pays qui fait le plus important commerce de bois.
En second lieu vient l'élevage des bestiaux, qui se fait en grand dans les immenses prairies s'étendant du Nelson au Saint-Laurent.
Au delà du Nelson et du Saskatchaouane se trouve la région que les Anglais appellent le Far-West et où leurs pionniers commencent à pénétrer : c'est un pays de grandes prairies et de vastes forêts où les Canadiens vont chasser les animaux à fourrures, couvert de grands lacs, arrosé de grands fleuves à cascades glacés la plus grande partie de l'année.
Malgré la rigueur du climat, le Canada possède des terres de culture très étendues ; ce sont principalement les bellesplaines arrosées par le Saint-Laurent et ses affluents et les bords alluvionnaires des nombreux lacs. L'exploitation des récoltes est facilitée par la voie navigable des grands lacs et du Saint-Laurent.
Enfin, les régions maritimes du Dominion possèdent des mines, dont les plus importantes sont les houillères de la Nouvelle- Ecosse et les mines d'or de la Colombie britannique. La côte du Pacifique contient également de la houille et du fer, mais
l'exploitation minière ne prendra un sérieux développement qu'après l'achèvement du chemin de fer transcontinental : cette voie de communication n'a plus que la zone des montagnes Rocheuses a traverser.
493. — Commerce. — La valeur du commerce extérieur dépasse 1 milliard, dont 600 millions pour l'importation.
Les principaux articles d'importation sont : les filets et tissus (100 millions), les métaux et objets en métal (76 millions), Les céréales (55 millions), et les denrées coloniales (50 millions). — L'exploitation comprend surtout la viande (125 millions), 1rs bois de construction (120 millions) et les céréales (80 millions).