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COLONIE HOLLANDAISE DE CURAÇAO

Les Hollandais comprennent, sous cette dénomination, les Petites Antilles (Saint-Eustache, partie de Saint-Martin et Saba) et les îles Sous te Vent (Oruba, Curarao et Bonaire).

Superficie. — 1,100 kil. carrés.

Population. — 43,500 hab. Curaçao, à ell.seule, compte 25,000 hab.

Capitale. — Willemstadt, dans Curaçao.

L'AMÉRIQUE

compris danslesud-esl G< \rgie et Caroline).

Sur tout le littoral entre le cap Hatlerase\ le Mississipi, la chaleur humide e1 Les terres marécageuses Be prêtent admirablemenl à la culture du coton dont le marché principal ost à la Nouvelle-Orléans.

La vigne est d'un grand rapport sur le Mississipi moyen, mais surtout en Californie, où les ceps atteignent les dimensions d'arbres véritables.

Le tabac, dont la production dépasse celle de tout autre pays, se cultive dans le Kenlucky, la Virginie et le Maryland; enfin les mômes États et le New-Jersey produisent du lin et du chanvre.

Mu Mississipi aux Rocheuses s'étendent d'immenses pâturages où se l'ait en grand l'élevage du bétail.

501 . — Industrie. — Le développement inoui de l'industrie aux États-Unis est dû à l'activité et à l'esprit d'invention de la race, mais surtout aux richesses minérales du sous-sol.

La houille se trouve dans les Alléghanys et les liocheuses en vastes bassins. Le pétrole forme d'immenses nappes souterraines « - ii Pensy/wanie. Le fer est exploité dans laPensylvanie, le New-Jersey, le Minnesota, le Wisconsin, etc. Le voisinage de la houille et du fer a l'ait sortir de terre des villes considérables, telles que Pittsburg, sur l'Ohio en Pensylvanie, centre métallurgique comparable au Birmingham, et au Sheffield de l'Angleterre.

Enfin, les Alléghanys et la Californie possèdent des mines d'or qui commencent à s'épuiser, tandis que l'exploitation des mines d'argent de l'État de Nevada prend chaque année de l'extension.

Les autres métaux se trouvent en abondance dans les régions montagneuses.

Les Américains savent tirer parti de toutes les forces naturelles, au profit de l'industrie et du commerce : toutes les voies navigables, toutes les chutes d'eau, le Niagara comme les cascades du haut Mississipi, sont utilisées; les cours d'eau assez forts sont endigués pour mettre les usines en branle, quand il n'y a pas de chute d'eau aux environs.

La nature les a d'ailleurs merveilleusement favorisés à ce point de vue. Presque toutes les rivières des Alléghanys forment de puissantes cascades qui, pour la plupart, ont donné lieu à la création de grandes villes d'usines.

L'industrie métallurgique tient le premier rang aux États-Unis. Mais, lidèles au principe nettement posé chez eux de Se suffire à eux-mrmes, les Américains ont donné un grand développement à l'industrie du coton et de la laine dont la production est si considérable dans le pays. Pour ces trois industries, les États-Unis viennent, dans le monde, immédiatement après l'Angleterre.

509. — Commerce. — Les transactions commerciales sont extraordinairement facilitées à l'intérieur par un réseau de grands cours d'eau navigables, de canaux et de voies ferrées.

Il n'existe aucun monopole pour ces dernières, et les bienfaisants résultats de la concurrence qui s'établit entre les nombreuses compagnies sont la multiplication des lignes et l'abaissement des tarifs.

C'est encore la concurrence et surtout le grand développement de la marine marchande des États-Unis, la seconde du monde entier, qui permettent aux denrées d'exportation de traverser l'Océan sans grands frais et d'arriver sur nos marchés à des prix très sensiblement inférieurs à ceux de nos produits similaires (1).

Enfin, les États-Unis protègent leur industrie en frappant de droits de douane la plupart des produits étrangers à leur entrée. Ce système s'étend à tous les objets qui se fabriquent dans le pays ; l'entrée en franchise est au contraire accordée aux denrées dont ils ont besoin, telles que matières premières dont le sol américain est privé, denrées coloniales, confections, etc.

La valeur du commerce extérieur (y compris les métaux précieux) est de 8,400 millions, dont 4,445 millions pour l'exportation.

Les principaux articles d'exportation sont : le coton (1,020 millions), la viande (595 millions), les céréales (373 millions). — L'importation comprend surtout des denrées coloniales (710 millions), des confections, tissus, corderies, etc. (2,500 millions).

Les pays qui font le plus d'affaires avec les États-Unis sont : l'Angleterre, l'Allemagne, la France et la Belgique.

(1) Voir la question des transports en France, § 146, page 38.

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