lies llanos de l'Orénoque
Ces immenses plaines nues s'étendent en arc de cercle sur la rive gauche de l'Orénoque, avec une largeur moyenne de 400 kilomètres. Quelques terrasses (brancas) de 1 à 2 mètres de relief, de rares monticules en forme de dôme (mesas), un palmier de loin en loin viennent, seuls, rompre la monotonie des llanos.
La pente du sol est si peu sensible, que l'une des branches de l'Orénoque naissant se déverse dans le rio Negro, affluent de l'Amazone, et que les grands vents suftisent pour renverser le courant des rivières et provoquer d'immenses inondations passagères.
Les llanos sont brûlés par le soleil dans la saison sèche. Mais, au moment des pluies, tous les rios débordent à la fois et couvrent la plaine (du milieu de mars à la fin d'août). Après l'inondation, la transformation est complète, l'herbe pousse drue et haute sur cette terre féconde qui n'offre plus qu'une immensité de pâturages. Malheureusement, les marais qui résultent de
ces débordements engendrent la fièvre, le plus terrible ennemi de l'homme dans ces régions .
5££. — Ii'Orénoque. — Le fleuve forme un gigantesque arc de cercle de sa source (sierra Parima) à son delta.
Il n'existe aucun accident du sol pour séparer son bassin de celui de l'Amazone, puisque l'une de ses branches, le Cassîquiare, large de plus de 100 mètres, se déverse dans le rio Négro, affluent du grand fleuve brésilien.
Sorti de la région des cascades et des rapides, l'Orénoque devient, au-dessous d'Atures, un très large fleuve de plaine, malheureusement embarrassé d'îles, de hauts fonds vaseux et de joncs. Il coule entre les llanos à gauche et les forêts qui garnissent les plateaux de la rive droite, mais ne devient navigable qu'à Bolivar ou Angostura, où sa nappe d'eau a plus de 5 kilomètres de largeur.
Son delta commence à 200 kilomètres de la côte et offre aux navires environ 10 bras accessibles.
593. — lies plateaux «juyanais. — L'ensemble de ces plateaux peut être comparé à une île immense dans la mer îles plaines de l'Orénoque et de l'Amazone.
L'AMKKIQUE.
On y trouve trois régions distinctes : sur le littoral, des tories chaudes, inondées lors des pluies, d'une fertilité merveilleuse, mais généralement malsaines; — puis des savanes, inondées aiis.--i en partie et entrecoupées de forêts ; c'est la zone des pâturages. — Enfin Ton s'élève peu à peu jusqu'aux plateaux granitiques supérieurs (1,000 à 1,200 mètres) qui forment la région forestière par excellence.
5«4. — lies États-Unis de Venezuela. — Le Venezuela formait, sous les Espagnols, la capitainerie yénérale de Caracas qui dépendait de la vice-royauté de la Nouvelle-Grenade. Il est aujourd'hui constitué en république fédérative sous la
dénomination d'États-Unis de Venezuela.
Des mines d'or, autrefois extrêmement riches, sont encore la principale ressource du pays ; mais l'agriculture est en progrès et produit en abondance le café et le cacao. Enfin, les immenses troupeaux des llanos donnent lieu à un important commerce de peaux (à l'exportation).
5 1 5. — lies Guyanes. — La région guyanaise, si l'on en retranche les parties extrêmes appartenant au Venezuela et au Brésil, se partage politiquement en trois parties, qui sont des colonies européennes, savoir : Guyane anglaise, Guyane hollandaise et Guyane française.
La première est la plus peuple et la mieux cultivée. La Guyane française est la moins riche et la moins développée des trois.
Les principaux produits sont le cacao, la canne à sucre, la vanille et le riz.
La Guyane française n'exporte, dans la métropole, que des bois précieux et du rocou (1) ; elle reçoit en échange des vins, des ouvrages en peau, des vêtements et du linge. La valeur du commerce avec laFrance est de près de G millions, dont plus de S pour l'importation.
(1) Le rocou, matière d'un rouge orauge servant aux peintres et aux teinturiers. Elle est extraite des graines d'un arbre analogue à notre tilleul.