VOIES DE COMMUNICATION
141». — Situation de la France au point de vue de» communications.— Notre pays est très heureusement partagé quant aux communications intérieures. Il n'est pas embarrassé de montagnes considérables ; un seul massif, vaste mais peu élevé, occupe le centre au milieu de larges plaines qui permettent de le con-
tourner et de communiquer librement outre le nord et le midi. Des voies ferrées ont même été tracées à travers ce massif, sans grande difficulté, pour couper au plus court. Au nord-est, les plaines conduisent sans transition chez l'étranger. A l'est, les Vosges, le Jura et les Alpes offrent un grand nombre de routes et sont traversés par des
voies ferrées. Rappelons. ici que les Alpes, malgré leur élévation, ne forment pas un obstacle continu, mais un ensemble de massifs juxtaposés entre lesquels se multiplient les dépressions, c'est-à-dire les passages. Au sud, au contraire, les Pyrénées forment une chaîne véritable presque sans solution de continuité, de sorte que les eommunieu-
VOIES DK COMMUNICATION.
tions avec l'Espagne sont rejetées aux deux extrémités.
Au point de vue des relations maritimes,
On peut partager les voies navigables en six groupes principaux : groupe du nord, groupe de Yest, groupe de Paris, groupe du centre, groupe de l'ouest et groupe du midi.
1 50. — Groupe du Word. — Le nord est la région de France la mieux pourvue de voies de communication de tout genre.
Le réseau des voies navigables dessert les ports de Dunkerque, de Gravelines, de Jalais et de Saint-Valéry, les centres industriels et les houillères du Nord et du Pas-de- Calais, les vastes bassins houillers belges de Mons et de Charleroi. Il trouve, dans l'Oise, un débouché sur Paris et fait de cette voie de navigation la première de France après la Gironde. Son trafic comprend surtout de la houille, des denrées agricoles, des matériaux de construction, etc.
151. — Groupe de l'Est. — Ce groupe a une importance bien inférieure à celle du précédent, car il s'étend surtout dans des régions agricoles; son trafic a été sensiblement diminué par la perte de V Alsace et de la Lorraine (bassin houiller de Sarrebruck et régions forestières de Y Alsace).
Ce réseau met Paris en communication avec la Belgique par le canal des Ardennes, avec la Champagne, la Lorraine et YAlsace, par le canal de la Marne au Rhin. Enfin, deux branches secondaires, canal de l'Est et canal du Rhône au Rhin, mettent la Suisse, YAlsace, la Lorraine et la Champagne en relation avec les bassins houillers de la Loire et la Méditerranée.
153. — Groupe de Paris et la Seine. — Ce groupe, dont le développement est très faible, mérite d'être cité en raison de l'énorme trafic auquel il donne lieu.
Le port de la Villette, dans Paris, a un mouvement commercial de plus de 2 millions de tonnes ; il occupe le second rang (après Marseille) parmi les places de commerce de notre pays.
La Seine est la grande voie naturelle de navigation qui relie les groupes du Nord, île l'Est et du Centre avec le débouché de Rouen et du Havre. Elle est longée par un canal latéral dit de la haute Seine, de Bar-sur-Seine au confluent de l'Auoe. Mais la basse Seine représente la partie où le trafic est le plus actif. Cette section de voie navigable vient, connue importance, après La Gironde et l'Oise.