‹ Texte explicatif joint aux numéros du Journal des Monuments de Paris envoyés a l'empereur de Russie dans les années 1809, 1810, 1811, 1814 et 1815Chapitre 52 sur 55 · S POUR LA PLACE DU CARROUSEL, A PARIS · texte numérisé non relu

S POUR LA PLACE DU CARROUSEL, A PARIS

Planche 101. Par suite d’un grand nombre de projets faits pour l'achèvement du Louvre et sa réunion au palais des Tuileries, il avait été reconnu que la séparation des deux monuments et la construction d’un bâtiment intermédiaire était le parti préférable à tous les autres et l’on devait, pour compléter cette disposition, placer une fontaine de forme circulaire au point d’intersection de l’axe des deux palais. La fontaine dont le dessin est ci-joint avait été projetée pour cet emplacement. Elle est ornée de quatre figures d'enfants tenant des urnes d’où s’échappent les eaux qui, tombant dans des vases soutenus par des tritons et de là retombant

de cascade en cascade jusque dans le grand bassin, présentent sur tous les points le plus de

mouvement et de varié

5 possible. Des chevaux marins sur des socles en avant contrastent par des jets qu'ils lancent avec les chutes des nappes. Le piédestal qui porte le vase principal est orné de figures allégoriques. Le tout devait être exécuté en marbre et en bronze.

Planche 102. Cette fontaine est un second projet concu, comme celui précédent, pour interrompre la ligne qui conduit de l'entrée du Louvre à celle des Tuileries, et par conséquent cacher le défaut d’alignement et de parallélisme des deux palais; chacun des points d’axe répond, comme on le voit par la ligne ponctuée, au centre de l’une des six divisions dont l’édifice est composé. C’est un piédestal portant un grand vase qui recoit les eaux du premier jet et qui est accolé de six figures de naïades et d’enfants tenant des urnes dont les eaux s’écoulent

pour tomber ensuite de cascade en cascade jusque dans le grand bassin.

Page 1