‹ -Texte. Géographie militaire (volume 2)Chapitre 200 sur 256 · CHAPITRE YIII. — LA SAVOIE. 'Ml · texte numérisé non relu

CHAPITRE YIII. — LA SAVOIE. 'Ml

de la vallée de Beaufort, soit de la Maurienne en traversant la chaîne de la Vanoise. Les fortifications qui sont destinées à maîtriser le débouché de la Tarentaise comprennent trois parties : l"" roccupation de la position de Confiant et des hauteurs entre la vallée de Beaufort et la Tarentaise; 2** Toccupation du contrefort du Tally situé en avant du massif des Bauges sur la rive droite de TArly d'où on commande les routes venant de la Tarentaise, de la vallée de Beaufort et de la vallée de TArve par Ugines; 3<» l'ouvrage du col de Tamié qui tient la route de Faverges.

Albertville est au centre de toutes ces positions fortifiées, c'est une ville de 4,«S0O habitants qui est reliée à Ghamousset et à la ligne d'Italie par un chemin de fer. Albertville n'est autre que l'ancien bourg de VHépilal qui a pris son nom actuel en 1845 de celui du roi Charles-Albert.

Sur le plateau où est situé le village de Conflans, en face d'Albertville, ï;ur la rive gauche de TArly, on a construit trois batteries qui enfilent le débouché de la Tarentaise. Sur la hauteur du Mont qui domine Conflans, on achève un fort dont l'action s'exerce à la fois sur la Tarentaise et sur Ja vallée de Beaufort. On a môme projeté trois batteries étagées sur le contrefort qui descend du fort du Mont de l'Isère, mais elles ne sont pas commencées et on semble y avoir renoncé. Une route carrossable s'élève en lacets d'Albertville au fort du Mont.

Les ouvrages du contrefort du Tall, aujourd'hui complètement achevés, sont :

1** Le fort de Lestai, à l'extrémité septentrionale de la position, il aper* çoit l'entrée de la gorge de l'Arly en amont d'Ugines, bat les lacets du chemin de Queige à Ugines et commande l'entrée de la plaine de Faverges par où passe la route d'Annecy, de manière à empêcher l'ennemi de pénétrer dans la partie la plus riche de la Savoie ;

2° La batterie de Lançon, au centre, elle couronne le contrefort du Tall proprement dit et bat le débouché de la vallée de Beaufort; c'est le nœud de la position ;

^ Les batteries des Crranges et le fort de Villard-Dessous, a l'extrémité méridionale; ces ouvrages battent le débouché de la Tarentaise.

Enfln, au col de Tamié, on a construit un ouvrage qui est destiné à intercepter la route carrossable conduisant par ce col à Faverges et à protéger la retraite au cas où on devrait abandonner la position, ses batteries tirent dans les deux sens, vers Faverges et vers l'Isère.

Tous ces forts sont reliés entre eux et à Albertville par de bonnes routes carrossables nouvellement construites.

Maarienne *• — Les positions de barrage de la Maurienne sont au 1. Cousiilter la carte 10,

312 LIYîlE II. — LA FRANCE. — FRONTIÈRES DE TERRE.

moins aussi fortes que celles de la Tarentaise ; les ouvrages de rEsseillon, dont nous avons déjà parlé, pourraient au moyen de quelques transformations qui ont été étudiées, acquérir une très grande valeur et barrer entièrement la route du Mont-Cenis, mais ils n*ont aucune action sur le chemin en partie carrossable qui passe en Tarentaise par le col de la Vanoise.

Les chemins du Galibier, des cols de la Croix-de-Fer et du Glandon qu'on travaille à rendre carrossables, favoriseraient les retours offensifs et les attaques de flanc.

Les positions de la Maurienne ont acquis une importance considérable dans la défense de cette frontière depuis que la route du Mont-Cenis et la voie ferrés qui passe sous le pic de Fréjus, sont devenues les comraunicutions les plus directes et les plus fréquentées entre la France et Tltalie.

Les ouvrages destinés à barrer le débouché de la Maurienne sont :

l"* Sur la rive droite de TArc, la batterie d'Aiton, la batterie de la Tète- Noire, la batterie de Frépertuis qui forme plusieurs échelons, une batterie sans nom et le fort de Hont-Perchet ; ces ouvrages sont étages sur une magnifique position demi-circulaire formée par le contrefort qui se termine à Aiton.

2^ Sur les hauteurs de la rive gauche, le fort de Hongilbert et la batterie de Tête-Lasse; ils doivent empêcher de tourner le déûlé par la haute vallée du Gélon et la Rocliette^ ce qui permettrait à Tennemi d'arriver a Pontcharra sur Tlsère. Sur la crête en avant du fort de Montgilbert, où est située la batterie de Tête-Lasse, on se propose de construire plusieurs autres batteries ou blockhaus.

3^ La batterie des Plachaux, située plus au sud ; elle maîtrise les deux passages des Cucherons assez faciles entre la Maurienne et la vallée du Gélon par lesquels on pourrait tourner le défilé d*Aiguebelle.

Sur la rive droite de l'Isère, à 6 kilomètres d' Aiton, on a reconnu deux emplacements de batterie au pied du massif rocheux des Bauges; on nV construira sans doute que des ouvrages du moment, Fun sur le petit plateau de Montplan dominerait la vallée de l'Isère et les débouchés de TArc et du Gélon; l'autre sur le plateau du Moni-Benoii maîtriserait la route qui pénètre dans les Bauges par le col du Frêne.

On avait projeté encore des forts sur les hauteurs de Chamoussei entre le Gélon et l'Isère, de manière à pouvoir tenir après la chute des ouvrages d'Albertville et d'Alton; on v a renoncé avec raison.

Les Hausses, Slontiiiélian, fort Barraux. — Les positions d'Albertville et d'Alton une fois tombées, la défense mobile pourra encore, en occupant le massif des Bauges, inquiéter les colonnes ennemies et sur>'eil- 1er les débouchés de Faverges et de Ghambéry. Un ouvrage de campagne

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