CHAPITRE X. - NICE ET LES ALPES MARITIMES
domine tout le pays et couvre les importants chantiers de construction de la Seyne.
Au nord de Six-Fours, entre la mer et le Faron, la ligne de défense est Iles bien marquée par la crête du Gros-Cerveau et celle du Croupatier^ qui sont séparées Tune de l'autre par les gorges (fOllioules; un chemin d'accès permet d'arriver au sommet du Croupatier, mais aucun ouvrage n'a été encore commencé. En tout cas, la défense mobile occupera les gorges d'Ollioules et s'appuiera à de petits postes établis : 1® à l'extrémité nord du viassifdu Gros-Cerveau, au-dessus du défilé; 2^ au-dessus du village d'Evpnos [fort projeté de Pipaudon, 403»") ; 3<> sur les hauteurs de Caoume^ en avant des Pomets.
Au sud, le fort Napoléon domine la presqu'île du Balaguier et lefortSaint^ Elme ferme l'isthme de la presqu'île Cépet.
En plus de ces défenses, un grand nombre de batteries de côte, dont nous parlerons plus tard, protègent la grande rade et ses abords.
Marseille *• — Marseille, notre plus grand port de commerce et la troisième ville de France par sa population, n'a plus de murailles ni de défenses (îu côté de terre ; sa rade est insuffisamment protégée par les forts et les batteries situés sur la côte ou dans les îles de Pomègues, de Batonneau et du Château d*ïf; les ports Napoléon et de la Joliette sont complètement ouverts <Iu côté de la mer et exposés à un bombardement; les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas ferment le vieux port, mais n'ont plus grande valeur. Aujourd'hui, du reste, comme nous le verrons en nous occupant des côtes, on remanie toutes ces défenses et on crée plusieurs batteries nouvelles.
Marseille, malgré sa richesse et son importance, est donc du côté de terre sans défense et il faudrait, au moment d'une guerre, proléger cette ville par des ouvrages de campagne couronnant les hauteurs avoisinantes ; du reste, il existe de fortes positions dans les montagnes de Sainte-Victoire et de Sainteheaume, qui couvrent Marseille du côté de l'est et qui forment un obstacle assez sérieux s'étendant du Verdon à Toulon.
L'ennemi, maître de la Provence et de Marseille, ne rencontrerait plus d'obstacle dans la vallée du Rhône jusqu'à Lyon; mais, pour remonter cette longue vallée, il devrait s'être au préalable assuré la possession des massifs montagneux de l'est, de manière à ne pas avoir à craindre une surprise sur son flanc droit.
Pour terminer ce qui est relatif à la frontière d'Italie, nous avons indiqué dans les tableaux suivants : 1® les routes et les sentiers qui franchissent la chaîne des Alpes entre la France et l'Italie ; 2« les passages qui existent entre les principales vallées du versant français. 1. Consulter la carte 114.