marks
1. Les accroissements de l'armée, votés en 1880, ont entraîné une augmentation de 17,600.000 marks pour les dépenses antiuelles. Pour 1881, les frais extraordinaires sont t'valués à Zl millions de marks.
Les dettes de l'Empire distinctes de celles qui sont à la charge des États sont de 400 millions de marks, en y comprenant les emprunts et les billets en circulation.
Notons que l'Empire possède une somme de pros d'un milliard de francs dont il peut disposer à la première alarme, ce cjui lui permettrait de faire face aux dépenses d'une guerre sans avoir recours aux emprunts. Ce trésor qui a été prélevé sur l'indemnité de guerre payée par la France après la campagne de 1870-1871, se compose :
i^ Du trésor de guerre proprement dit enfermé dans la tour , Julius à Spandau francs. 150.000.000
2*^ Du fonds de la caisse des invalides 700.000.000
. 30 Du reliquat du fonds des forteresses 125.000.000
Gouvernement de la Prusse et des autres États de l'Empire. — Le gouvernement de la Prusse, de même que celui do la plupart des autres Etats de TEmpire, est une monarchie parlementaire. Le Parlement (Landtag) est formé de deux Chambres : 1« La Chambre des seigneurs {Herrenhims), comprenant plus de 300 mem-
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bres, dont les uns apparteuant à la haute noblesse siègent par droit héréditaire et dont les autres sont nommés à vie par le roi.
2" La CAam6redMre/if^«n(antî(HausderAbgeopdneten),comptant433 membres élus par un vote à deux degrés et avec certaines conditions de cens.
Le roi, chargé du pouvoir exécutif, est assisté d'un conseil des minislres et d'un conseil d'Élat; ce dernier est composé de princes, de hauts fonctionnaires et de membres nommés directement par le souverain.
Parmi les autres États de l'Allemagne, la Bavière, la Saxe, le Wurtemberg, Bade et la Hesse ont un parlement composé de deux Chambres et des ministres responsables. Les autres duchés ou principautés ont une Chambre unique siégeant à de grands intervalles. Waldeck a aussi sa dicte spéciale, mais l'administration du pays appartient à la Prusse. Anhalt n'a qu'une Chambre consultative. Dans les deux Hecklenbourg, la constitution a conservé un caractère féodal ; les diètes ne se composent que de membres de l'ordre équestre.
Les trois villes de Brème, Hambourg et Labeck sont des républiques régies par une aristocratie llnancière; le gouvernement appartient au Séaat et à la bourgeoisie, le Sénat nomme le bourgmestre.
Le Reiobsland (Alsace -Lorraine) a depuis le i*' octobre 1879 un gouvernemont particulier à la tête duquel est un StatthalUr, lieutenant de l'empereur.
Finances dn royaume de Prusse. — Les finances de la Prusse sont li'ès i)rospores. Les charges de l'État sont presque nulles; l'énorme fardeau de l'entretien des armées a été rejeté sur le budget de l'Empire; la dette qui, depuis 1870, a été diminuée chaque année par raraortisseinenl, n'est aclueUement que de 1,100,000,000 de marks; enfin l'État possède des mines, îles carrières, des forêts, des salines, de vastes domaines, des voies ferrées, ce qui constitue à son profit un actif très considérable. La valeur des seulijs voies ferrées est plus grande que la dette et ces chemins de fer rapporluut un intérêt plus fort que celui de la dette. De plus il existe une matière imposable énorme à laquelle on n'a pas encore touché ; le tabac ne paie quo 1 franc par kilogramme, l'alcool n'est taxé qu'à 0,20 par litre, Les tabacs pourraient rendre cent millions de plus au profit de la Prusse ou do l'Empire ce qui revient à peu près au même.
i l'Élat est riche, le peuple ne l'est guère et doit payer fort clier sa vie icUe; les classes moyennes sont en lutte journalière contre une gêne L'. Ua gouvernement riche et une population pauvre, voilà deux conqui rendent un pays 1res propre à la guerre; elles s'appliquent â iDgne ontiôro.
ddk généniU ik l'.llteinii'jHe, c'osl-à-dire, l'ensemble des délies de