La vie bien remplie est longue
Si comme une journée bien remplie donne un bon sommeil, une vie bien employée procure une mort tranquille. (T. 27, r.)
58. -- O Temps, consumateur des choses et envieuse vieillesse, tu détruis et consumes tout, peu à peu, avec les dures dents de l’âge, en une mort lente ! Hélène, en se mirant, voyant les rides faites par la vieillesse sur son visage, pleure et pensait en elle-même, qu’elle avait été enlevée deux fois. O Temps, consumateur des choses et envieuse vieillesse par qui tout est consumé! ( C . A. 71, r.)
59. — L’âge, que tu appelles, accourt ; en cachette il trompe autrui. Rien n’est plus rapide
DE LÉONARD DE VINCI
que les années ; et qui sème vertu recueille renommée. ( C . A. 71, ç.)
60. — Naturellement, les hommes bons désirent savoir. (C. A. 119, r.)
61. — L’acquisition de quelque connaissance est toujours utile à l’intellect parce qu’on peut rejeter l’inutile et conserver le bon.
62. — Au reste, on ne peut rien aimer, ni rien haïr, si on ne le connaît pas d’abord. (C. A. 233, r.)
63. — Acquiers dans ta jeunesse de quoi compenser le dam de la vieillesse. Si tu comprends que la vieillesse a pour nourriture la sagesse, tu t’efforceras en tes jeunes années, de façon à ce que les dernières ne manquent pas d’aliment. ( G . A. 112, r.)
64. — Cornélius Celsus : « Le souverain bien est la sagesse ; le souverain mal la douleur du corps. » Or, nous sommes composés de deux éléments : âme et corps, dont l’âme est le meilleur et le corps le moindre.
La sagesse naît du meilleur élément et le souverain mal procède du moindre. La meilleure chose de l’âme est la sagesse, comme la pire du corps est la douleur. Donc, si le mal suprême est la douleur physique, la sagesse de l’âme est le souverain bien pour l’homme conscient: il n’y a rien qui puisse lui être comparé. (T. 3, r.)