‹ Textes classiques de la littérature française extraits des grands écrivains français avec notices biographiques [etc.;] recueil servant de complément à l'Histoire de la Littérature françaiseChapitre 144 sur 347 · Acte III. Scène I. — PHILAMINTE, ARMANDE, BÉLISE · texte numérisé non relu

Acte III. Scène I. — PHILAMINTE, ARMANDE, BÉLISE

TRISSOTIN, LÉPINE

PHILAMINTE

Ah ! mettons-nous ici pour écouter à Paise

Ces vers que mot à mot il est besoin qu'on pèse.

ABMANDE.

Je brûle de les voir.

BÉLISE

Et Ton s'en meurt chez nous.

PHILAMINTE, à TrissoHn, Ce sont charmes pour moi, que ce qui part de vous.

ARMANDE

Ce m'est une douceur à nulle autre pareille.

BÉLISE

Ce sont repas friands qu'on donne à mon oreille.

PHILAMINTE

Ne faites point languir de si pressants désir^

ARMANDE

Dépêchez.

BÉLISE

Faites tôt, et hâtez nos plaisirs.

PHILAMINTE

A notre impatience offrez votre épigramme.

1. Bélise est une savante, qui parle couramment le jargon philosophique. Les petits corps, les atomes, réminiscences inattendues du système d'Épicure. On se souvient des vers de Boileau :

Que Bernier compose et le sec et Thumide

Des corps ronds et crochus errant parmi le vide....

Dernier était un disciple de Gassendi ; Gassendi réhabilita et soutint contre Descartes la philosophie longtemps oubliée d*fipicure. fipicure plaît à Armande, et Délire s'accommode assez des petits cor|», on le verra phis loin (p. 284).

MOUÈRE. 277

TRissoTiN, à Philaminte.

Hélas! c'est un enfant tout nouveau-né , madame; Son sort assurément a lieu de vous toucher^ Et c'est dans votre cour que j'en viens d'accoucher.

PHILAMINTE

Pour me le rendre cher, il suffît de son père.

TRISSOTIN

Votre approbation lui peut servir de mère.

BÉUSB.

Qu'il a d'esprit!

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