Acte III. Scène I. — PHILAMINTE, ARMANDE, BÉLISE
TRISSOTIN, LÉPINE
PHILAMINTE
Ah ! mettons-nous ici pour écouter à Paise
Ces vers que mot à mot il est besoin qu'on pèse.
ABMANDE.
Je brûle de les voir.
BÉLISE
Et Ton s'en meurt chez nous.
PHILAMINTE, à TrissoHn, Ce sont charmes pour moi, que ce qui part de vous.
ARMANDE
Ce m'est une douceur à nulle autre pareille.
BÉLISE
Ce sont repas friands qu'on donne à mon oreille.
PHILAMINTE
Ne faites point languir de si pressants désir^
ARMANDE
Dépêchez.
BÉLISE
Faites tôt, et hâtez nos plaisirs.
PHILAMINTE
A notre impatience offrez votre épigramme.
1. Bélise est une savante, qui parle couramment le jargon philosophique. Les petits corps, les atomes, réminiscences inattendues du système d'Épicure. On se souvient des vers de Boileau :
Que Bernier compose et le sec et Thumide
Des corps ronds et crochus errant parmi le vide....
Dernier était un disciple de Gassendi ; Gassendi réhabilita et soutint contre Descartes la philosophie longtemps oubliée d*fipicure. fipicure plaît à Armande, et Délire s'accommode assez des petits cor|», on le verra phis loin (p. 284).
MOUÈRE. 277
TRissoTiN, à Philaminte.
Hélas! c'est un enfant tout nouveau-né , madame; Son sort assurément a lieu de vous toucher^ Et c'est dans votre cour que j'en viens d'accoucher.
PHILAMINTE
Pour me le rendre cher, il suffît de son père.
TRISSOTIN
Votre approbation lui peut servir de mère.
BÉUSB.
Qu'il a d'esprit!