‹ Textes classiques de la littérature française extraits des grands écrivains français avec notices biographiques [etc.;] recueil servant de complément à l'Histoire de la Littérature françaiseChapitre 254 sur 347 · IV. L'HUITRE ET LES PLAIDEUBS · texte numérisé non relu

IV. L'HUITRE ET LES PLAIDEUBS

Un jour deux pèlerins sur le sable rencontrent Une huître, que le flot y venoit d'apporter : Ils l'avalent des yeux, du doigt Jls se la montrent; A l'égard de la dent il fallut contester. L'un se baissoit déjà pour amasser ' la proie; L'autre le pousse, et dit : « Il est bon de savoir

Qui de nous en aura la joie.

Celui qui le premier a pu l'apercevoir En sera le gobeur; l'autre le verra faire.

— Si par là l'on juge l'affaire, Reprit son compagnon, j'ai l'œil bon, Dieu merd.

I. Un quiproquo f c'est primitivement une erreur grammaticale. Qui cs( le nominatif d'un pronom latin; que en est l'ablatif. Les prendre Vu a pour l'autre, c'est commettre une faute de langage Par analogie, on a appelé quiproquo toute erreur, toute confusion de personnes et de choses.

î. Voyez Boileau, épître II.

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