La muse de Thistoire. — 2. Voy. page 430, note
3. A l'exemple de ceux d'Homère. Cest Apollon lui-même ql^ les l^i dicta, au dire d'une épigramme grecque que Boileau a traduite
4. Château du duc de Vendôme, à 15 kil. de Dreux. ^. Leur cime.
dans In guerre de Trente ans, sous Maurice de Nassau et sous le duc de Bavière. En 1620 il quitta le service et se mit à voyager, en Allemagne, en Hollande, en Italie;, i. vint plusieurs fois à Paris. Cependant, sous cette vie extérieure et commune, se cachait la croissance la plus extraordinaire de la pensée. Dès son enfance Descartes avait reconnu rincertitude et le vide des sciences contempoi aines : il ne cherchait rien moins qu'à reconstruire sur de nouvelles bases Tédifice des connaissances humaines. Il s'imposa la loi de douter absolument de tout, et de ne sortir de ce doute méthodique que lorsqu'il y serait contraint par l'évidence. Pour se livrer entièrement à ce grand travail, il renonça à toute profession, à tout plaisir, et se retira en Hollande, où il vécut seul avec lui-même et la vérité. De uombreux ouvrages furent le fruit de cette laborieuse solitude. Les plus célèbres sont le Discours sur la Méthode^ écrit en fa^nçais (1637) et les Méditations^ composées en latin (1641). Elles furent suivies en 1644 des Principes de la Philosophie^ écrits aussi en latin, où l'auteur exposait l'ensemble de sa doctrine. Une réputation immense poursuivit dans sa retraite le philosophe qui la fuyait. Il eut des ennemis nombreux, des partisans enthousiastes , des princes pour disciples. Christine, reine de Suède, le pressa de venir à Stockholm et de rinstruire par ses leçons. Descartes s'y rendit; mais il ne put supporter la rigueur du climat, et mourut quelques mois après son arrivée, en 1650. Ses restes furent rapportés en France et déposés dans l'église de Sainte-Geneviève, où l'autorité ne permit pas qu'on prononçftt son oraison funèbre.
V édition la plus récente et la plus complète des OEuyres DE Descartes est celle de M. F. Cousin, 1824-1826. Ad. Gamier a publié les OEuvres purement philosophiques, quatre vol, in'%^^ 1835.
Descartes est considéré aujourd'hui comme le fondateur non pas seulement de la philosophie, mais encore de la prose française. « Descartes Ta trouvée, dit M. Cousin, et Pascal l'a fixée. Or, Descartes et PascaJ ce sont deux géo-
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mètres et deux philosophes; et c'est d'eux que notre prose a reçu d'abord les qualités gui désormais la constituent, et qu'elle doit garder sous peine de périr. »