‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 106 sur 232 · ET LES TROIS AUTRES CHEFS DES LÉVITES · texte numérisé non relu

ET LES TROIS AUTRES CHEFS DES LÉVITES

JOAD

...Et vous, à cette loi, votre règle éternelle, Boi, De jurez-vous pas d'être toujours fidèle?

i. L'Église. (îioie de Racine."! — ^» U% ^wi\.v\^. Q^q\^>^^^^^i

JOAS

Pourraîs-je à celte loi ne me pas conformer?

JOAD

O mon fils, de ce nom j'ose encor vous nommer, Souffrez cette tendresse, et pardonnez aux larmes . Que m'arrachent pour vous de trop justes alarmes : Loin du trône nourri, de ce fatal honneur Hélas! vous ignorez le charme empoisonneur; De rabsolu pouvoir vous ignorez Tivresse, Et des lâches flatteurs la voix enchanteresse. Bientôt ils vous diront que les plus saintes lois, Maîtresses du vil peuple, obéissent aux rois; Qu'un roi n'a d'autre frein que sa volonté même; Qu'il doit immoler tout à sa grandeur suprême; Qu'aux larmes, au travail, le peuple est condamné, Et d'un sceptre de fer veut être gouverné; Que, s'il n'est opprimé, tôt ou tard il opprime « Ainsi de piège en piège, et d'abîme en abîme, Corrompant de vos mœurs l'aimable pureté, Ils vous feront enfin haïr la vérité, Vous peindront la vertu sous une affreuse image. Hélas I ils ont des rois égaré le plus sage. Promettez sur ce livre, et devant ces témoins. Que Dieu sera toujours le premier de vos soiiis; Que sévère aux méchants, et des bons le refuge. Entre le pauvre et vous, voiis prendrez Dieu pour juge; Vous souvenant, mon fils, que, caché sous ce lin. Comme eux vous fûtes pauvre, et comme eux orphelin*

JOAS

Je promets d'observer ce que la loi m'ordonne. Mon Dieu, punissez-moi si je vous abandonne.

:te V, Scène IV. — JOAD, JOSABET, ZACHARIE, SALOMITH, JOAS, AZARIAS, troupe de prêtres et de

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