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LES PLAIDEURS

Cette comédie s'attaque à deux travers bizarres, la passion plaider, qui est de tous les temps, et la passion déjuger, îez rare aujourd'hui, mais fort commune à Athènes, où ; juges, payés par séance, étaient à peu près tous les ci- ^ens. Les Plaideurs sont une imitation originale des têpes d*Axistophane. Un incident personnel à Racine en fit ître l'occasion. Forcé de plaider pour un de ses bénéfices, prieuré de l'Épinay peut-être, il apprit à ses dépens lelque chose du style et des mœurs de la chicane^ dans i procès « que ni mes juges ni moi, dit-il, n'avons jamais Bn entendu ». Ce fut alors (1668) que, pour se venger ou désennuyer, il se souvint de la Guêpe attique , et écrivit n une comédie moderne, mais une vive et charmante ûsanterie poétique, pleine de bons mots, de gaieté, de le et innocente raillerie.

^CTE I, Scène I. — PETIT-JEAN, traînant un gros sac

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