LES FEMMES SAVANTES
Le mauvais aîr da pédanliame eX ôa3l>ù^ ^'sçtW^ vafecl* Ja maison d'un simple et Yiouïièle\io\xt^ÇiÇ>\% A^\iw^^\ss5
ihrysale. Sa femme Philaminte, sa sœur Bélise, Armande, ^ aînée de ses filles, dissertent tout le long du jour avec des iiistres de mauvais ton qu'elles prennent pour des génies iblimes. De se rabaisser aux soins du ménage, elles n'ont , arde. Elles sont tout entières aux choses de l'esprit, c^est- -dire aux bavardages prétentieux, aux divagations littéûres et philosophiques; elles citent Descartes, Épicure, laton, cherchent des animaux dans la lune, et pèsent lot à mot les vers de M. Trissotîn. Trissotin trouve natusllement un grand charme aux compliments hyperboliques u'on lui prodigue, mais il n'est pas d'humeur à se con- ^ înter toujours dé ces jouissances immatérielles. Il aspire un bien plus solide, la dot d'Henriette. La seconde fille e Ghrysale a su échapper à la contagion de la folie materelle. Elle est aussi sensée, que sa mère, sa sœur et sa tante ont extravagantes; elle n'entend pas le grec, et comme 38 doctes entretiens ne sont pas son afiTaire, elle est méiocrement sensible à l'honneur d'épouser un philosophe, ^u consentement de son père, elle a promis sa main à uii lonnête homme^ Glitandre, ennemi déclaré du faux savoir tda pédantisme. Mais Ghrysale craint le bruit; Phila-' ointe, malgré sa philosophie, est terriblement colère :
Pour peu que Ton s*oppose à ce que veut sa tête, On en a pour huit jours d'effroyable tempête.
Avec cela, Armande, qui autrefois a dédaigné l'amour de ^litandre^ se résignerait sans trop de peine à « contenter tes sentiments brutaux », et à se l'attacher par a des chaînes corporelles ». Elle anime Philaminte contre lui, et l'épargne rien pour le lui rendre odieux. Il y a donc peu l'apparence que Philaminte revienne sur ce qu'elle a ré- 'olu. Trissotin de son côté est inébranlable. Henriette ne ni a point caché qu'elle n'a pour sa personne que de la "épugnance, et que son cœur est à Glitaqdre ; mais il ne se Hque pas de délicatesse, et ne renoncera pas pour si peu lia belle dot qu'il convoite. Ariste, frère de Çkx^^^^^V. "^sonnear dq la comédie, intervienl £otI k ^to^ç>^« ^^ ornent où l'on va signer le contratt^ W aç^OTVe^ wtv^ ^^^
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cheuse nouvelle i Chrysale est ruiné.' Trissotîn s'ape un peu tard qu'il n'est point de sa dignité d'accepté cœur qui ne se donne pas. Fatigué des refus offeni qu'il essuie, il se retire fièrement, « baisant les mai qui ne le veut pas ». Le pédant sorti, Ariste rassure frère et sa belle-sœur. Il n'a apporté que de fausses Telles; les désastres, les banqueroutes dont il a parlé de son invention. C'est un stratagème dont il a usé, détromper Philaminte, et obliger le philosophe à moi - le fond de son âme. Philaminte est contrainte de se rer Glitandre épousera Henriette, et le contrat se fera € que Chrysale l'a prescrit ».