EXORDE
Flaoerunt évm q/innia popuîus lêraH plançtu magno^ et lugebant diet mulr to8, ' et dixerunt : Quomodo eeeidit pottm, qui teUvum faeiebat popuhan Israël? (I Mach , ix.)
Toat le peuple le pleara amèrement^ et, * après avoir pleuré durant plusieurs
jourSf ils s'écrièrent t Gomment est mort, cet homme puissant^ qui sauvait le peuple d'Israël ?
Je ne puis, messieurs, vous donner d'abord une plus haute idéd du triste sujet dont je viens tous entretenir qu'en recueillant ces termes nobles et expressifs dont l'Écriture sainte se sert pour louer la vie et pour déplorer la mort du sage et vaillant . Machabée* Cet tiomme, qui portait la gloire de sa nation jusqu'aux extrémités de la terre; qui couvrait son camp du bouclier, et forçait celui des ennemis avec l'épée ; qui donnait à des rois ligués contre lui des déplaisirs mortels, et réjouissait Jacob par ses vertus et par ses exploits, dont la mémoire doit être éternelle; cet homme qui défendait les villes de Juda, qui domptait l'orgueil des enfants d'Ammon et d'ÉsaÛ, qui revenait chargé des dépouilles de Samade; après avoir brûlé sur leurs propres autels les dieux ^es nations étrangères ; cet homme, que Dieu avait mis autour d'Israël, comme un mur d'airain où se brisèrent tant de fois toutes les forces de l'Asie, et qui, après avoir défait de nombreuses armées, déconcerté les plus fiers et les plus habiles généraux des rois de Syrie, venait tous les ans, comme le moindre des Israélites, réparer avec ses mains triomphantes les ruines du sanctuaire, et ne voulait d'autre récompense des services qu*il rendait à sa patrie que l'honneur de l^avoir servie ; ce vaillant homme poussant enfin, avec un courage invincible, les ennemis qu'il avait réduits à une fuite honteuse, reçut Je coup mortel^ et demeura comme enseveli dans son triomphe.
i. Leiire à VAcadémU.