‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 48 sur 232 · JULIE · texte numérisé non relu

JULIE

Je n*ai rien voulu voir après cette défaite.

CAMILLE

0 mes frères !

LE VIEIL HORACE

Tout beau, ne les pleurez pas tous; Deux jouissent d'un sort dont leur père est jaloux .^ Que des plus nobles fleurs leur tombe soit couverte; La gloire de leur mort m'a payé de leur perte : Ce bonheur a suivi leur courage invaincu, Qu'ils ont vu Rome libre autant qu'ils ont vécu, Et ne l'auront point vue obéir qu'à son prince, Ni d'un État voisin devenir la province. Pleurez rauti*e, pleurez l'irréparable affront Que sa fuite honteuse imprime à noirciront; Pleurez le déshonneur de toute notre race, £t l'opprobre éternel qu'il laisse au nom d'Horace.

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