Acte IV, Scène IL — HERMÏONE, CLÉONE, confident
Après pjusieurs péripéties, un flux et reflux de pass admirablement exprimées, le poète nous montre Ane maque déterminée pour sauver son fils à épouser Pyrrl et à se tuer aussitôt après, de cette main qu'elle lui a donnée. Hermione, désespérée de cet abandon définitif rêve plus qu'une vengeance, qui sera le dernier et le ] grand de ses malheurs.
CLÉONE
NoD> je ne puis assez admirer ce silence.
Vous vous taisez, madame ; et ce cruel mépris
N'a pas du moindre trouble agité vos esprits?
Vous soutenez en paix une si rude attaque,
Vous qu'on voyait frémir au seul nom d'Andromaque?
Vous qui sans désespoir ne pouviez endurer
Que Pyrrhus d'un regard la voulût honorer?
Il l'épouse : il lui donne, avec son diadème,
La foi que vous venez de recevoir vous-même,
Et votre bouche encor muette à tant d'ennui
N'a pas daigné s'ouvrir pour se plaindre de lui !
Ah! que je crains, madame, un calme si funeste!
Et qu'il vaudrait bien mieux....
HERMIONE
Fais-tu venir Oreste ?
I' CLÉONE
^ ' Il vient, madame, il vient, et vous pouvez juger
Que bientôt à vos pieds il allait se ranger, Prêt à servir toujours sans espoir de salaire : Vos yeux ne sont que trop assurés de lui plaire. Mais il entre.