Entre 26 et 36 après J.-C
Vespasien avait terminé la guerre de Judée, sauf le siege de Jérusalem qui restait à faire :
opération rude et difficile, moins par les moyens de résistance
2. Dans ce reproche de hair le genre humain, on retrouve l'écho des accusations semblables portées contre des Juifs par les écrivains grecs et dont nous avons recueilli tant d'exemples. Tacite lui-même devait l'accueillir (infra, n* 480, 8 5 : adversus omnes alios hostile odium). Suétone (Néron, c. 16) dit simplement : afflieti suppliciis Christiani, genus hominum superstitionis
nove ac maleficæ,
superstitionis, quam quo salis virium obsessis ad tolerandas necessitates superesset. Tres, ut supra memoravimus, ipsi Vespasiano legiones exercit: bello...
erant,
AUTEURS LATINS
dont pouvaient encore disposer les assiégés que par la nature de la montagne oü s'éleve cette ville et l'opiniátre fanalisme de ses défenseurs. Vespasien avait, comme je l'ai déjà dit, trois légions éprouvées par la guerre *.
1 79. — Histoires, IL, 78.
(Vespasien est exhorté par son collégue Mucien à se faire proclamer empereur) *.
vetera omina... Sedprimotriumphalia
Recursabant animo et consulatus et iudaicæ victori& decus implesse fidem ominis videbantur: ut hæc adeptus est, portendi sibi imperium credebat. Est [ludæam inter Suriamque Carmelus : ita vocant montem deumque. Nec simulacrum deo aut templum — sic tradidere majores — : ara tantum et reverentia. Illic sacrificanti Vespasiano, cum spes occultas versaretanimo, Basilides sacerdos inspectis identidem exlis : « Quidquid est, inquit,
D'anciens présages lui revenaient à l'esprit... D'abord il avall cru en voir l'accomplissement dans les ornements du triomphe, le consulatetla gloire de ses victoires en Judée ; ces honneurs une fois obtenus, il se persuada que c'était l'empire qui lui était annoncé, Entre la Judée et la Syrie se trouve le Carmel qu'on nomme à la fois la montagne
c'est ainsi et son dieu. Ce dieu n'a ni statue ni temple — ainsi l'aréglé la tradition des ancétres — mais seulement un autel et un lieu
1. Cp. Histoires, I, 10 : Bellum Iudaicum Flavius Vespasianus — ducem eum Nero delegerat — tribus legionibus administrabat. Ces trois légions étaient la
Ve, la Xe et la XVe.