Cité par Josèphe, C. Apion, I
€ , *, -- ' , Ὁ Θεόφραστος ἐν τοὺς LIept νόμων λέγει .. «ὅτι χωλύουσιν οἱ Τυρίων νόe *, 7 μοι ξενιχοὺς ὅρχους ὀμνύειν, ἐν οἷς μετά τινων ἄλλων χαὶ τὸν χαλούμε- D ^ , γον ὅρχον Kop6av χαταριθμεῖ " παρ 39 , -7 e , οὐδενὶ δ᾽ ἂν οὗτος εὑρεθείη πλὴν μιό- , - , » »
γοις Ιουδαίοις, δηλοῖ ὃ ὡς ἂν εἴποι , - ‘Es | y ee * LT τις ix τῆς ᾿Εἰόραίων μεθερμιηνευόμε-
Théophraste, dans ses livres des Lois, rapporte que les lois des Tyriens défendent de jurer par les formules de serment étrangeres, parmi lesquelles il énumère, entre autres, le serment Korban; or ce serment ne se rencontre que chez les seuls Juifs; il signifie, en traduisant
le mot hébreu, « don à Dieu »?.
pratiques juives (Lévitique, 1, 3-17), même en admettant que Théophraste ait en vue les sacrifices offerts à l'occasion d'une des grandes fétes de l'année. Le sacrifice n'avait pas lieu de nuit, mais au lever du soleil et à son coucher (plus tard, à la neuviéme heure); l'emploi du miel y était inconnu non moins (sauf à Kippour) que l'obligation du jeüne. Inutile d'ajouter qu'à l'époque de Théophraste les Juifs ne connaissaient ni les sacrifices humains, ni le culte des étoiles; en ce qui concerne le premier point, la suite prouse que le Tyrien Porphyre ou son autorité a confondu les Juifs avec les Phéniciens; quant au second, peut-être y a-t-il ici un vague souvenir de la règle de l'apparition de la premiere étoile qui met fin au jeüne de Kippour, ou encore de la vieille cérémonie dite « bénédiction de la Lune ».
1. Ce texte ne figure dans aucun des deux recueils des frazments de Théophraste donnés par Wimmer (Didot et Teubner). Cf. Ziebarth, De jurejurando in jure graeco quaestiones (Góttingen, 1892), p. 16.
2. Le mot Korban, X^, signifie en effet don, offrande. Comme la chose offerte à Dieu devenait sacro-sainte, intangible, le mot servit à composer les formules de serment, de vœu et d'imprécation; on disait : « Korban, si je mange de ce pain; Korban, ma bouche qui parle à cet homme, ete. » Ces formules se rencontrent dans Mischna Nedarim et dans les Évangiles (Matthieu, xv, 4-5; Mare, vit, 9-12) ; d'après certains docteurs telle était leur sainteté que le serment de ne point rendre d'honneurs à père et mère l’emportail sur le précepte du Décalogue si l'on avait employé la formule en question. De l'hébreu Korban il faut rapprocher l'araméen Korbanas (Kogózvàxc) qui désignait à l'époque des Évangiles (saint Matthieu, xxvi, 6; Josèphe, B. Jud., V, 9, 4) le trésor du temple. Saint Matthieu fait allusion à un serment particulierement sacré par l'or du temple (xxur, 16). Cp. August Wünsche, Neue Beitrüge zur Erläuterung der Evangelien aus Talmud und Midrasch, Güttingen, 1878, p. 184-5 et 288-9.