‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 237 sur 273 · Pescennius Niger (par Spartien), c · texte numérisé non relu

Pescennius Niger (par Spartien), c

Idem Palæstinis rogantibus ut eorum censitio levaretur, idcirco quod esset gravata, respondit : « Vos terras vestras levari censitione vultis : ego vero etiam aerem vestrum cen-

sere vellem, »

Comme les Palestiniens (les Juifs) réclamaient une diminution de leurs impositions, qui étaient devenues trop lourdes, il répondit : « Vous voudriez que vos terres fussent dégrevées, moi je voudrais imposer jusqu'à l'air que vous respirez '. »

*:20 1. — a. — Severus (par Spartien), c. 9.

Neapolitanis etiam Palæstinensibus ius civitalis tulit, quod pro Nigro diu in armis fuerunt.

(Severe) enleva aux habitants de Néapolis en Palestine le droit de cité, parce qu'ils étaient longtemps restés sous les armes en faveur de Niger *.

b. — Severus, c. 14.

Palestinis poenam remisit, quam ob causam Nigri meruerant.

Il fit remise aux Palestiniens de la peine qu'ils avaient méritée pour avoir embrassé le parti de Niger *.

1. Niger, gouverneur de Syrie sous Commode, fut proclamé empereur en Syrie et en Égypte au mois de mai 193 et succomba sous les coups de Sévere en novembre 194. Il est probable que le mot rapporté par Spartien se place avant son avènement à l'empire (Greetz, IV, 225). Sur l'impôt juif, cp. supra, p. 152, Appien, qui ne parle cependant que d'une capitation spécialement oppressive.

2. Flavia Neapolis, colonie fondée par Vespasien dans le voisinage de Sichem, La décision de Sévére se place sans doute en 195.

3. Ce fait se place après la défaite d'Albinus, dernier compétiteur de Sévère

HISTOIRE AUGUSTE

e. — Severus, c. 16.

Inde in Syriam redit victor et Parthicum deferentibus sibi patribus triumphum idcirco recusavit, quod consistere in curru adfectus articulari morbo non posset.

Filio sane concessit ut triumpharet; cui senatus Iudaicum triumphum decreverat, idcirco quod et in Syria res bene gestæ fuerant a Severo.

De là (desa campagne contre les Parthes) Sévére revint en Syrie vainqueur ‘. Le sénat lui offrait un triomphe parthique, mais il le refusa à cause d'une maladie articulaire qui ne lui permettait pasjde seïtenir debout dans un char *.

Il autorisa cependant son fils à triompher : le sénat avait décerné à ce prince le triomphe judaique, à cause des succes remportés par Sévère égale-

ment en Syrie *.

(février 197). On ne sait pas en quoi consistait la « remise de peine » en question; on a supposé qu'il s'agissait simplement de la restitution du droit de cité à la colonie de Néapolis (Schürer, I, 546, n. 12); mais la série des monnaies impériales de Néapolis ne reprend que sous Caracalla (Mionnet, V, 503 ; Suppl.. VIII, 249); les monnaies coloniales ne commencent que sous Philippe(V, 506; S., VIII, 354).

1. En 199 après J.-C. La guerre contre les Parthes eut lieu en 197-8.

2. Le retour de Sévère à Rome et sonrefus du triomphe n'eurent lieu qu'en mai 203.

3. Orose, VII, 17 (entre la défaite de Nigeret la guerre contre les Parthes) : ludæos et Samaritas rebellure conantes ferro coercuit. Saint Jérôme, Chron. ad annum Abrah. 2213 (Eusébe Schoene, II, 177) : Iudaicum et Samariticum bellum motum. Dion Cassius-Xiphilin, LXXV, 2 (texte qui aurait dû être reproduit plus haut, sous le n° 113 bis) : Κλαύδιος ...τις ληστὴς xo. τὴν Ἰουδαίαν xa τὴν Συρίαν χατατρέχων καὶ πολλῇ διὰ τοῦτο σπουδῇ ζητούμενος, προσῆλθέ τε αὐτῷ (1. e. Sévére) ποτε μεθ᾽ ἱππέων ὡς xai χιλίχρχός (tribunus militum) τις ὧν καὶ ἠσπάσατο αὐτὸν xai ἐφίλησε, xal οὔτε εὐθὺς ἐφωράθη οὔθ᾽ ὕστερον συνελήφθη.

d. — Severus, c. 17.

...In Syria consulatum inierunt. Post hoc... Alexandriam petit. In itinere Palæstinis plurima iura fundavit. Iudæos fieri sub gravi poena vetuit; idem etiam de Christianis sanxit.

AUTEURS LATINS

(Sévère et son fils) prirent le consulat en Syrie ‘. Ensuite... il se rendità Alexandrie?. Sur son chemin il rendit plusieurs lois aux habitants de la Palestine 3.

Il défendit sous une peine sévere de se faire juif; méme défense fut faite au sujet des Chrétiens.

20%. — Antoninus Caracallus (par Spartien), c. 1.

Septennis puer, cum conlusorem suum puerum ob Iudaicam religionem gravius verberatum audisset, neque patrem suum neque patrem pueri, velut auctores verberum, diu respexit.

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