‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 246 sur 273 · En 176 après. J.-C · texte numérisé non relu

En 176 après. J.-C

Désireux d'éterniser la mémoire de son regne par la grandeur de ses œuvres, il songeait à rebátirà grands frais le temple autrefois si magnifique de Jérusalem, qui, apres tant et desi sanglants combats au

3. Fætentium. De ce texte est née la fameuse accusation du fætor iudaicus, la croyance, très répandue au moyen âge, que les Juifs ont une mauvaise odeur spéciale. Joél a prétendu (Blicke in die Religionsgeschichte, etc., II, 131) que fætentium est une faute de copie, peut-être intentionnelle, pour petentium, et cette opinion est partagée par Is. Loeb (Revue des Études juives, XX, p. LIT). Je ne puis, pour ma part, y voir autre chose qu'une conjecture ingénieuse, que n'appuie l'autorité d'aucun manuscrit; la répétition petens... petentium serait peu vraisemblable. ,

est expugnatum, instaurare sumplibus cogitabat immodicis, negotiumque maturandum Alypio dederat Antiochensi, qui olim Brittanias curaverat pro praefectis. Cum itaque rei idem fortiter instaret Alypius iuvarelque provincie rector, metuendi globi flammarum prope fundamenta crebris adsultibus erumpentes fecere locum exustis aliquoties operantibus inaccessum, hocque modo elemento destinatius repellente, cessavit inceptum.

AUTEURS LATINS

cours du siege dirigé par Vespasien, puis par Titus, avait fini par être emporté à grand’peine.

Il chargea de conduire rapide ment ce travail Alypius d'Antioche, qui avait autrefois admiuistré les Bretagnes sous les ordres du préfet'. Alypius se mit donc activement à l'eeuvre avecle concours du gouverneur de la province, mais des globes de flammesredoutables s'échappèrent à jet continu du sol auprès des fondations, brülèrent à diverses reprises les travail-

leurs et finirent par rendre l'endroit inaccessible; en présence de celte conjuration obstinée des éléments, il fallut abandonner l’entreprise”.

1. C'est-à-dire qu'il avait été « vicaire » de Bretagne (cf. Ammien, XXIX, 1, 44 : Alypius...ez vicario Brittaniarum). Les lettres XXIX et XXX de Julien lui sont adressées.

2. Cet épisode eut lieu au commencement de l'an 363. On a allégué plusieurs motifs pour le projet de reconstruction du temple par Julien (voir le résumé par Adler, Jewish quarterly Review, 1893, p. 615 suiv.). Les écrivains chrétiens abondent en renseignements sur l'échec de l'entreprise : le plus ancien, Grégoire de Nazianze (Orat., XXI, 32), qui écrit immédiatement aprés la mort de Julien, l'attribue à un violent tremblement de terre, accompagné d'éruptions de flammes et de la miraculeuse apparition d'une croix céleste. Son témoignage est à la base des assertions de saint Ambroise (Ep. XL), Chrysostome (Or. !II contra ludæos), Socrate (III, 20), Sozoméne (V, 22), Théodoret (III, 15), Rufin, qui ajoutent des détails variés et invraisemblables, plus tard encore enjolivés par Philostorge, Théophane, Cédrénus.

On a cherché à expliquer par des phénoménes naturels les « globes de feu » d'Ammien; d'autres en ont contesté la réalité et cru qu'Ammien à simplement copié Grégoire de Nazianze, que le projet de Julien n'a jamais eu méme un commencement d'exécution (sic Adler, loc, cit.). Le silence complet

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