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et du Fleuve Jaune... Inutile de les prier, lui dit Yén-p'ingtchoung. Ces chénn sont encore plus intéressés que vous à obtenir de la pluie. La sécheresse ravage leur domaine. S'ils y pouvaieut quelque chose, ce serait déjà fait. Réformez plutôt les abus de votre gouvernement, et le Ciel pleuvra.
En 523, Tchéng étant en guerre, des dragons se battirent dans un étang prés de la capitale. Voyant dans cet événement le présage de nouveaux malheurs, le peuple voulait leur faire des offrandes. Tzèu-tch'an s'y opposa.
Qu'ils fassent leurs affaires, dit-il ; faisons les nôtres.
Vers l'an 00, le marquis de Ts'i faisant la guerre à Song, son armée passe au pied du mont T’ai-chan, Sans saluer le chënn de la montagne.
Celui-ci apparaît en songe au marquis, et le menace. <
En 417, les comtes de Ts'inn commencent à immoler leurs filles au Génie du Fleuve; à les lui marier, comme on disait, pour obtenir de lui leur accroissemeut. Voyez TH p. 190. On ne lui offrait pas que des princesses.
Vers 333, dans un dicours au roi de Tch'ôu, se trouvent plusieurs fois les phrases... contrister les Patrons des terres et des moissons... mettre en danger les Patrons des terres et des moissons.. nourrir de sang les Patrons des terres et des moissons (c'est-à-dire leur offrir des sacrifices sanglants).
Vers 320, quelqu'un offrit au roi de Tch'ôu la drogue d'immortalité.
108 Chap. VI. Fin des Tchedu. Période # ft.
Les mânes.
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En 706, Ki-leang dit au marquis de Soei (TH p.137): Le peuple est l'appui des chênn (c'est le peuple qui nourrit les mânes). Aussi les princes sages se sont-ils toujours préoccupés du peuple plus que des chénn. Alors le peuple était paisible, et les chênn donnaient du bonheur. Maintenant le peuple étant désuni, les chénn sout Sans appui. Quuique vous trailiez bien les mânes de votre famille. vous n‘'obtenez rien. Mellez le peuple à même de bien traiter ses mûänes, ct tout ira bien.
En 689, comme il allait se mettre en campagne, le roi Où de Tch'ou se sent singulièrement ému. H le dit à sa femme, qui lui répond en soupirant:
Alors vous allez mourir. Après la prospérité, l'infortune ; c'est la voie du Ciel.
Vos ancêtres défunts doivent en-savoir quelque chose, voilà pourquoi ils vous ont ainsi prévenu... Le roi partit, et mourut de syncope sous un arbre.
Vers l'an 680, le marquis floän de Ts'i fit pour la première fois deux tablettes au même défunt. Jusque-là la tablette avait élé strictement unique.
Il le fit, pour ne pas risquer de perdre.
les tablettes de ses ancêtres, durant ses guerres. Il laissait la vraie tablette au temple, et emportait la fausse. Confucius le blime énergiquement de cet abus.
En 662, une princesse défunte est censée avoir apparu en rêve à son mari, pour demander des ofrandes. Voyez les détails, TH p. 143.
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