‹ Textes philosophiquesChapitre 283 sur 356 · BOXE · texte numérisé non relu

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Chap. XV. Bouddhisme.

passe nombre de légendes insensées :

les fragments suivants suffiront pour en donner une idée. Il s'agit d'expliquer pourquoi la famille porta d’abord les noms de Kama (en chinois Kantcbee canne à sucre) et Gautama (en chinois Kiu-tan). — Il y avait un jour un roi et une reine, lesquels étant morts, laissèrent leur royaume à leur fils aîné, qui était un Sage. Le fils abdiqua en faveur de son frère cadet, et se retira dans la solitude, pour s'adonner à la sagesse. Ii s'attacha à un Brahme nommé Gautama. Celui-ci lui dit:

si tu veux être mon disciple, quitte tes riches habits pour. t’habiller comme moi, quilte ton nom pour t'appeler comme moi. Le disciple fit ainsi, et s'appela désormais Gautama, il s'appliqua de tout son cœur à l'ascélisme, et ÿ excella bientôt. Finalement il vint établir sa butte dans une vaste plantation de cannes à sucre, près de la ville dont il avait été roi. 11 était si changé, que personne ne soupçonna qui il était.

Une nuit, une bande de brigands ayant pillé le palais du roi, s’enfuirent par la plantation de cannes à sucre dans la-

- quelle vivait notre solitaire. Le lende-

main les officiers royaux suivant leurs traces et n'ayant pu les joindre, arrè- (rent le solilaire comme auteur ou complice du vol. C'était alors la coutume d’empaler les brigands. Sur l'ordre du roi (son frère), le solitaire fut douc empalé. Son maître Gautama eut révélation de son infortune. Il accourut et dit au mourant: Hélas, faut-il que tu meures ainsi sans laisser de postérité? Au même instant le roi

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