Textes sur la dot
Dans ce commentaire sur les textes du droit romain relatifs à la Dot, je n'ai pas assigné de place spéciale aux textes des Vaticana fragmenta qui sont rangés sous cette rubrique : De re uxoria et dotibus (§§ 94-122). J'ai préféré rattacher à l'explication des Fragments dTlpien ceux de ces textes qui pouvaient me servir à compléter l'exposition du droit ancien , et rapprocher les autres des passages des Pandectes dont ils m'ont paru éclaircir le sens.
Ce commentaire s'adressant à deux classes d'étudiants , ceux qui se préparent a leur troisième examen et ceux qui aspirent au doctorat, j'ai jugé à propos d'indiquer par un signe particulier (7) les alinéa contenant des développements, des critiques d'opinions d'auteurs , des observations philologiques ou bibliographiques , qui ne sont pas indispensables à l'intelligence du texte . Ces passages présenteront peut-être quelque intérêt aux aspirants-docteurs , et aux élèves déjà avancés qui seraient bien aises d'acquérir quelques notions de la littérature juridique ; mais les élèves que le temps presse et qui veulent seulement se préparer à leur troisième examen pourront , sans inconvénient , sauter ces alinéa marqués d'une croix.
J'ai suivi , pour les textes des Pandectes , la leçon des Florentines , en rapportant en note les variantes de la Nçriqué
AYEKTISSEMEM.
ou édition d'Haloander ( Hofmann) , et celles de la Vulgate (1) , toutes les fois qu'elles pouvaient avoir quelque importance pour le sens, et qu'elles ne consistaient pas uniquement dans la substitution d'un pluriel à un singulier, ou d'un subjonctif à un indicatif, pour rendre la pbrase plus régulière ; j'ai indiqué les premières par H. et les secondes par V. Je n'ai pas imité les nouveaux éditeurs allemands , Beck et les frères Kriegel , qui ont le plus souvent accueilli dans leur texte la leçon d'Haloander, et rejeté la leçon des Florentines dans les notes , quand il y a des notes , car l'une des deux éditions de Beck ( l'édition in-4°) n'en a pas. Il en résulte un texte composite dont il est impossible , dans ce dernier cas , et toujours au moins difficile , de démêler les éléments. Ce serait déjà là un inconvénient, quand même la leçon préférée serait incontestablement la meilleure ; mais une étude attentive m'a convaincu que le manuscrit de Florence a presque toujours raison contre la leçon d'Haloander , quand celle-ci n'est pas une simple correction grammaticale , mais présente un sens différent. Ce célèbre éditeur ne se faisait aucun scrupule de changer les mots qui ne répondaient pas à sa manière , souvent fort hasardée , d'entendre le passage (2). J'aurai plus d'une occasion de le faire remarquer.
Je termine cet avertissement par l'indication des ouvrages que j'ai cités le plus habituellement , afin que le lecteur trouve ici
(i) Sur ces éditions, voy. ma traduction de Marezoll, 2e édit., p. 133 et suiv., et ma traduction de V Encyclopédie juridique de Falck, p. 214-220.
(2) Voy. ce que j'ai dit à ce sujet dans deux notes de ma traduction de Y Encyclopédie juridique de Falck, p. 214, note (*), et p. 217, note (*)