SCÈNE PREMIÈRE
SAPHIR, puis FLEURETTE.
Au lever du rideau, .Sapliir, vêtu on berger élégant, — justaucorps de satin, — sort de sa cabane, va regarder de tous les côtés, et revient au milieu de la scène.
SAPHIR, seul.
UÉCITATIF.
Dans la nature tout s’éveille.
Et le soleil sort de son lit :
On entend bourdonner l’abeille.
Le coq chante et le bœuf mugit.
C’est le jour qui commence... La bergère que j’aime n’a pas encore paru... (Montrant la cabane de Fleurette.) Elle
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est là... c’est dans cette cabane qu’elle respire... Fleurette!... chère Fleurette!... avertissons-la de ma présence par quelques modulations, (il saijproche de la porto
de Fleurette et se prépare à jouer d'une flûte qu'il tenait à la main en entrant, — pose à la AVatteau. — 11 prélude : sa petite flûte rend le son d'un trombone; il s'arrête, stupéfait, puis il en prend son parti :)
bille ne m’en entendra que mieux...
Et il continue... Entre Fleurette, attirée par la mélodie; poses trracicusos, sorte de pas de deux, — le berger s'éloigne, la bergère le poursuit gentiment; — puis le berger s’arrête, la bergère le rejoint, et tous deux s’avancent sur le devant de la scène.