SCENE SIXIEME
lîOISLAMBERT.
El il est là-haut!...
VICTOIRE
Non, monsieur, mais il va venir.
BOISL.WBERT.
Alors, en restant ici, je le verrai passer?
VICTOIRE
Oui, monsieur.
BOISI.AMBERT.
Eh bien, ça me fera plaisir.
MITAINE
Vous restez, alors?
BOISLAMBERT.
Oui, je reste; j’attendrai Marguerite ici, et, comme je meurs de faim, vous. Mitaine, vous allez passer chez Voisin et vous direz que l’on m’apporte à souper.
Bien, monsieur.
BOISLA MBERT.
Voulez-vous de l’argent?
MITAINE
Oh! non, monsieur... ça se trouvera avec le reste, ça se trouvera avec les vingt-sept francs cinquante.
BOISI.AMBERT.
Quels vingt-sept francs cinquante?
MITAINE
Rien, monsieur, rien... ne parlons pas de ça aujourd’hui... c’est une petite note de voitures... cjue j’ai payées pour monsieur, du temps que monsieur aimait madame... n’en parlons pas, nous avons tout le temps
LA MI-CARÊME
d’en parler... je vais chez Voisin, (ii tire le cordon.) Si quelqu'un sonne pendant que je ne serai pas là, vous aurez la bonté de tirer le cordon, n'est-ce pas, monsieur?... (On entend des trompes de chasse ; Mitaine va prendre la trompe qui est accrochée au mur de la loge.) Et moi auSSi, j'en pince... Ecoutez ça, monsieur, écoutez ça!
Il sort en sonnant de toutes ses forces.