‹ Th Tre de Meilhac Et Hal VyChapitre 341 sur 375 · SCÈNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE HUITIÈME

BOISL.VMBERT, vexé.

Ah çà! mais...

VICTOIRE

Il est comme ça... c’est la jeunesse!

.VLFRED.

C’est la jeunesse !

BOISI..\MBERT.

Il est gentil!

VICTOIRE

N’est-ce pas, monsieur?

.\I.KREn.

J’ai fait tout ce que vous m’avez dit... J’ai attendu que ma tante fût endormie... et, dès cju’elle a été endormie, je suis descendu... D’abord, je n’osais pas... mais j’ai trouvé dans l’armoire un tlacon de rhum... j’en ai bu la moitié... après ça, j’ai osé... Où est-il, le mousquetaire?

Il est là, dans la soupente de monsieur àlitaine... montez-y, et habillez-vous vile.

.\LFRED.

Dans la soupente?

VICTOIRE

Oui.

ALFRED

On y va, alors, on y va !... c’est la jeunesse !...

Il monte en trébuchant dans la soupente. VICTOIRE, remontant.

Est-il genlil!...

BOISLAMBERT.

Malheureusement, cette beauté-là passera!

LA Ml- CARÊME.

VICTOIRE, regardant .Mfred.

Oh! non, monsieur, (a Boislambert.) Au revoir, monsieur.

BOISL.VMBERT.

Vous partez?...

VICTOIRE

Oui, monsieur, je vais, moi, m’habiller en laitière... A tout à l’heure, Alfred !

Elle sort et monte par l’escalier. — Alfred parait dans la soupente, une botte de mousquetaire à la main.

ALFRED

Je l’ai, le mousquetaire!...

Page 1