SCÈNE VINGT-CINQUIÈME
Vicomte. Regards échangés entre les deux vicomtes. — Boislambort retombe encore aux pieds do Marceline.) J0 VOUS ailTlC,
madame...
MARCELINE
Je vous le répète, monsieur, on n’a pas idée de ça!... dans une loge de concierge!...
DEU.XIÈME VICOMTE, passant sa tête.
Mademoiselle Marguerite Lamberthier?
BOISLAMIÎERT, à genoux.
Elle est sortie... mettez vingt francs là-dessus, et attendez, là sous la porte!...
DEUXIÈME VICOMTE, passant les vingt francs.
Je vous remercie.
Promonade des deux vicomtes. — Regards furieux. BOISLAMBERT.
Je vous aime, madame, et j’ai l’honneur de vous demander votre main!...
MARCELINE
Pour tout de bon, cette fois?
B 0 I SL.AMB ERT, sc levant.
Pour tout de bon!... et je crois pouvoir Amus assurer qu’en m’épousant vous serez la femme la plus heureuse du monde...
MARCELINE
Bien sûr?
BOISLAMBERT.
Oui, bien sûr!...
MARCELINE
Ahl... alors, je puis bien vous l’avouer... ce baron de Moranchard... je ne l’épousais que par dépit... Au fond, j’en aimais un autre... et cet autre, c’était...
LA MI-CARÉME.
BOISLAMBERT.
C’était?...
Octave !
MARCELINE, se jetant dans ses bras.
BOISLAMBERT.
Marceline !
MARCELINE, apercevant Aloranchard.
Ah!
BOISLA MBERT.
Qu’est-ce cjii’il y a?
•MARCELINE, lui montrant Moranchard qui descend de la soupente avec la robe de chambre d’Alfred, le bonnet de coton, le fau.v nez et le bougeoir.
Là... là... A’oyezl...
MO R.\N CILVRD , après être descendu delà soupente.
Cordon, s'il vous plaît!
BOISLA MBERT.
Oui êtes-vous donc, monsieur?
MORANCHARD, prenant Boislambert à part et bas.
Je suis le baron de Moranchard, celui qui devait épouser madame... j’ai mis ce déguisement pour échapper à une explication toujours pénible... et maintenant, je m’en vais. Je vous cède tous mes droits... il n’y a qu’une chose qui me vexe... c’est qu elle ait pu me préférer un concierge.
BOISLA M BERT.
Mais je ne le suis que par intérim!... je suis habituellement monsieur de Boislambert.
MORANCHARD.
Monsieur de Boislambert ?
Oui.