ACTE PREMIER
francs à la personne qui pourra la rivaliser... « Toi aussi, me disait-elle, toi aussi tu seras amoureuse... (En sanglotant tout à fait.) et tu verras comme c’est embêtant!... » Elle aimait un nain, elle, un affreux petit nain; moi, au moins, j’aime un bel homme... il ne m'aime pas, il adore Adèle... son Adèle!... Oh! mais c’est impossible, ça ne peut pas durer, cet amour-là... voyons donc, voyons donc... (Elle prend des cartes, vient tomber à genoux devant un tabouret et étale ses cartes sur ce tabouret.) Ou’est-Ce que je disais?... ça ne durera pas. 11 s’apercevra qu’elle le trompe... il cessera de l'aimer... et il en aimera une autre. (.Vvec agitation.) Et qui est-elle, cetteautre, qui estelle?... (Elle étale de nouvelles cartes, les regarde... puis, avec douleur.) Une demoiselle du plus grand monde... qui lui aura jeté quelque chose à la tète... Une demoiselle du plus grand monde... ce n’est pas moi... (En reprenant ses cartes.) Allons, cc que j'ai de mieux à faire, c’est d’essayer de me débarrasser de mon amour... ce ne sera peut-être pas facile, mais avec le temps... aujourd’hui j’en oublierai un peu, demain encore un peu... après-demain la même chose... jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien... plus rien du tout... et alors... (Dnicoré sort de sa cbaïubre avec la paysanne.) En attendant, il laut prendre un parti... Ah bah! je m’en vais retourner dans mon ancienne troupe, chez la mère Gendarme.
Pendant ce tcmi)S, Dulcoré a reconduit la paysanne ; clic sort jiar la porte du fond au moment où la Cigale prononce ces mots :« la mère Gendarme! «