‹ Thâeoráemes de politique chrâetienneChapitre 4 sur 21 · VI AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VI AVERTISSEMENT

recherché ce qui est vrai clans tous les temps, afin que chacun pût contempler la vérité en elle-même, et en faire l'application convenable aux circonstances où il se trouve.

On saisirait bien mal la pensée de l'auteur, si Ton se figurait qu'il a voulu tracer un code politique universel , et prescrire l'application immédiate de ses principes à tous les royaumes du monde. Il savait fort bien (et son ouvrage nous fournit des preuves certaines de cette opinion) que toutes les sociétés existantes ne pourraient sans trouble, sans désordre et sans malheur, adopter aveuglément tous les principes pratiques qu'il étabfit , et par conséquent il mentionne dans les questions délicates des réserves formelles qui n'échapperont pas au lecteur judicieux.

L'auteur a cherché en premier lieu à montrer combien le bonheur des peuples est lié aux principes que la religion propose et défend : il a tâché de concilier le dogme et la discipline de l'Eglise avec les principes bien entendus de la félicité publique^ il a posé des principes, qui alors même qu'on ne peut les appliquer avec succès à des nations particulières, servent néanmoins de fanaux aux législateurs prudents qui ont à doter leur pays d'institutions nouvelles.

Nous ne doutons pas que si le fondateur d'un empire était dans le cas de former une société et une législation sans antécédents, il ne pourrait faire prévaloir des maximes plus salutaires que celles dont Mgr. Scotti fait si bien sentir la vérité. Mais si quelque lé^jislateur absolu voulait introduire violemment toutes ces maximes, dans un état où la législation , les intérêts individuels et généraux, les habitudes, les coutumes et les droits s'y oppo-

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