‹ Thalysie; ou, La nouvelle existenceChapitre 17 sur 39 · LA MYSIE · texte numérisé non relu

LA MYSIE

Acheminons-nous vers l'Europe , dirigeonsnous vers la Propontide , pénétrons dans les champs où fut Trojre. Il n'est point de peinture plus ravissante que celle que les anciens historiens ont faite de la Mysie. Dans cette peinture , ils représentent les Mysiens r^s par des lois jusles, unis entre eux par les liens

de la plus douce sympathie ; ils les représentent ne vivant que des seuls fruits de la terre > tandis que leurs autels fument sans cesse des parfums qu'ils offrent à leurs dieux.

Strabon , citant Posidonias , confirme tous ces faits , et ajoute que c'est à cause de ces pratiques pures que les Mysiens sont considérés par tous les peuples comme les plus religieux des hommes ; ce qui y ajoute-t-il , leur a fait donner le surnom de Capnobatœ *,

Arrêtons-nous ici un moment pour fixer les r^rds du lecteur sur cette magnifique idée de Strabon qui fait considérer les Mysiens comme un peuple religieux y parce qu'ils s'abstiennent de chair. Assurément une telle pensée ne serait venue à aucun d'entre les modernes y eux qui connaissent si peu la véritable religion ! Ceux qui jugeaient ainsi les Mysiens ne se trompaient point y car c'est en effet la bonté et la mansuétude^ qualités toutes di«vines , qui composent le fond du cœur de fhomnie y et prouvent incontestablement que Dieu est son père y malgré le terrible vos ex pâtre , puisqu'il est question ici de ce que

* La sagacité des commentateors n'est point encore parveooe à trouver une explication satisfaisante de ce mot, qui, dans tous les cas , ne peut être qu'un très-grand éloge.

14â t THALTSIE.

rbomme était fait pour être > et ni^ de ce qu'il est malheureiisemeiit devem^

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