L£ CHILI
En Amérique tout ce qui est sous l'influence des Cordillères est rempli de l'esprit indien » qui y fut pprté jadis par la fondateur du royaume des Incas , mais qui ne s'y serait point acclimaté sans cette circonstance. Ainsi a Panama, où ces montagnes se terminent , on mange le singe , plus loin le chien , et enfin l'homme. Nous placerons au premier rang parmi les peuples qui ont le bonheur de respirer l'air des Cordilières, les natui«ls da Chili, ceux que TEspagne n'a pu dompter, les plus beaux et les meilleurs des hommes. Leur vie ^ale en longévité celle de leurs frères de rinde, et est pareillement exempte d'infirmité. Il est même une circonstance en leur faveur ; on assure que leurs femmes conçoivent encore à l'âge de quatre-vingts ans. Quoi*
TROlSflMlE WSGOURS. 1 S 1
qu'il eo soit , eax seuls , parmi tant de peuples ^pris du même désir ^ formeront un jour un âat paisible et florissant , fondé mir des lois équitables ; eux seuls , en un mot , auront )^>e diose paUiqa^ parce qu'il n'existera point chez ^s d'individu qui ne concoure à la foniiçr ; tandis que dans les autres états, sans en* excepter les États-Unis (20), cette chose publique n'étant et ne pouvant être, avec leurs erremens, qu'un assemblage de membres épars et divergeas , ils sont destinés à devenir tôt ou tard la proie du vautour > je veux dire d'un despote ou s'ils évitent ce malheur par des moyens tirés de leur position , ils pourttmt bien échapper au tjran , mais à coup sâr ils n'échapperont point à la tyrannie.
LES CÀMPOUX.
JVousdistingueroiïs, dans une enclave du Brésil, les Caripoux , peuple bienfaisant et juste^^q^i semble phtcé expi;iès dans ces lieux pour faire la part des deux régime^^ Il n'y eut jamais de contraste plus frappant ^insi dans • les Alpes, a'u milieu de rochers arides et déchirés , on voit un lac paisible qui réfléchit les cieux. Mais si les Caripoux ont le ciel dans leur cœur , que pense-t-on que puissent y avoir les
192 4rHALYSfE.
'Bi^lktis ? Ces malheoreax sont poursuivis la 'ttiiit par des songes affreux , et dans le joar ' par d'horribles Tisions, quHls attribuent au mau- *i;^is génie V le seul quHIs admettent; el fajou- * terai que cet é^t ne dt£Gsre pas' beauoaup de celui èe$ pépies de l'Europe , en proie, comme les Brésiliens» à un trouble continua, qui est aussi le retniords vague d'un aîme qu'ils ne «connaissaient point I
LpS HABITANS DES DÉTROITS DE MAGELLAN