‹ The?atriculeChapitre 55 sur 60 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

BOUDAREL, GAVINEAU, HENRIETTE, puis AUGUSTINE.

BOUDAREL.

Serviteur !

GAVINEAU.

Eh bien ! il se sauve. Qu'est-ce qu'il a donc ? (Regardant Boudarel et à mi-voix.) Encore un habitué de la poste restante ?

LE LÉZARD

BOUDAREL.

Je ne l'ai pas dit.

GAVINEAU.

Lui aussi, c'est trop fort !

HENRIETTE, allant à Boudarel.

Monsieur Boudarel! Quel bonheur... et quel malheur !

BOUDAREL.

Oh ! oui, quel malheur ! (Lui prenant la main.) mais quel bonheur !

GAVINEAU.

Ils sont gentils, charmants.

AUGUSTINE, entrant.

Vlà le parapluie !

GAVINEAU, à Augustine.

Tiens, prends ceci.

AUGUSTINE

Pour avoir apporté le parapluie. ..

GAVINEAU.

Non, pour le remettre à sa place.

AUGUSTINE

Je n' comprends pas.

BOUDABEL .

Ni moi.

LE LÉZARD

HENRIETTE

Ni moi.

GAVINEAU.

Ça ne fait rien, (a Boudarei.) Vous, allez-vous-en.

HENRIETTE

Déjà.

GAVINEAU.

Et revenez dans une heure.

HENRIETTE

Ah ! très bien!

BOUDAREL.

Sous quel prétexte ?

GAVINEAU.

Toujours le même.

BOUDAREL.

Le parapluie ?

GAVINEAU.

Parbleu !

AUGUSTINE, à part.

Compris. Oh ! le vieux malin.

HENRIETTE, qui parle bas à Boudarel.

Encore un mot.

250 LE LÉZARD

GAVINEAU.

Impossible, ce serait tout compromettre, (a boudarei.) Filez vite et n'oubliez pas d'oublier votre parapluie.

BOUDAREL, à Augustine.

Garde-le. (il lui donne quelque chose.) Et ça aussi. AUGUSTINE.

Merci, monsieur.

BOUDAREL, envoyant un baiser à Henriette.

A bientôt !

AUGUSTINE

Chouette, v'ià qu'on s'amuse ! J'aime ça, moi!

Elle sort.

GAVINEAU, à Henriette.

Et maintenant, mignonne, laisse-moi seul avec les auteurs de tes jours, nous avons à causer.

HENRIETTE

De moi ?

GAVINEAU.

Et de Boudarel, tu Tas dit. Va. (il la reconduit.) Il s'agit d'enlever la place d'assaut. Ce ne sera peutêtre pas facile. Les voici.

LE LÉZARD

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