‹ The Marquis de Villemer (volume 2)Chapitre 13 sur 113 · LA MARQUISE, URBAIN · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, URBAIN

URBAIN

Eh bien, ma mère, avez-vous arrêté mademoiselle de Saink- Gèneix?

Ne m'en parlez pas! Je suis dans le ravissement, je crois qu'elle m'a ensorcelée !

URBAIN

Vraiment? Conlez-moi ça.

LA MARQUISE

Je ne sais pas trop si je dois... J'ai peur de vous monter la tôte aussi ! .

URBAIN

Quand même je serais capable de m'enflammer si vite, vous ne ^evez pas craindre que, chez vous...

LA MARQUISE

Je connais vos principes, mon filsl Je voulais seulement vous faire sourire et je n'ai pas réussi. Qu'avez-vous , Urbain? Vous ennuyez -vous ici? Aimez-vous une personne qui ne vous aime pas?

URBAIN

Non, puisque je vous aime.

LA MARQUISE

Oui, vous m'aimez! vous le prouvez de reste, et moi, je viens encore d'augmenter les sacrifices continuels que vous me faites. J'ai promis à mademoiselle de Saint-Geneix...

URBAIN

S'est-elle donc fait marchander ?

Elle s'en est bien gardée, la pauvre pelite ! Elle se sacrifie pour sa famille; je me suis attendrie... et je m'en repens presque : on n'a pas toujours le droit de faire le bien.

URBAIN

Ah I ma mère ! quand vous en serez à ce point de vous refuser la joie de l'aumône, je croirai que vous ne me sentez plus digne de votre affection.

LA MARQUISE

Vous êtes le meilleur des ûls et le plus généreux des hommes. Vous êtes les trois quarts de ma vie.

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