ACTE DEUXIÈME
DUNIÈBES.
Je sais pourquoi; mais...
tUllÀtN.
Mais pas un mot à ma mère!... Elle l'apprendra toujours trop tôt.
DUNIÈRES.
Brave garçon!
LA MARQUISE, impatientée.
Dunièresl Comment! je vous dis du mal de la campagne, et voilà que vous retombez dans vos lupins et dans vos féveroies ! Parlez-nous plutôt beaux-arts, monuments...
LÉONIE
Ohl M. le marquis sait tout!
URBAIl^, froidement.
Vous en êtes sûre, madame?
DIANE, à Léonie.
Il a l'air de vous bouder.
LÉONIE
Ce n'est rien. Parlez-lui, vous!
DIANE, i^approehant un peu d'Urbain.
Moi , je n ose plus, il m'intimide, (léonle rencourage; Diane s'avance encore ; Urbain ta à l'extrême gauche en passant devant Dunières ; la marquise fait des signes à Dunières, lequel en fait aussi en montrant Urbain absorbé qui parcourt une brochure. — Tout le monde se lait.) CllUt! ÉtiOUlCz!... C'CSt Un
ange qui passe, comme on dit au couvent. (Geste de désespoir de la
marquise.) ,
DUNIÈRES.
Marquise, nous vous quittons I
LA MARQUISE
Déjà?
DUNIÈRES.
Oui, madame de Dunières...
DIANE
Et ma licorne?
DUNIÈEES.
Un autre jour l
DIANE, contrariée.
Ohl... C'est amusant! (Léonie Ta rejoindre CaroUne au fond à droite.) DUNIÈRES.
Nous irons la chercher à Séval.
DIANE, à la marqnise.
Vous voudrez donc bien me recevoir là-bas?
LA MARQUISE
G' est-à-dire que, si vous n'y venez pas, j'irai vous chercher !
LEONIE, revenant près de Diane.
Venez remettre votre chapeau...
DIANE, & la marquise.
Madame 1... (Elle sort à gauche arec Léonie.) LA MARQUISE.
Nous vous suivons, (a Dunières.) Âh! Dunières, voilà une entrevue manquéel C'est la première fois depuis que je me connais que la conversation tombe dans mon salon!
DUNIÈRES.
C'est votre faute, marquise ! J'allais très-bien, vous m'avez arrêté!... D'ailleurs, les premières entrevues, c'est toujours
comme ça... Au revoir, Urbain! (n sort à gauche avec la marquise.) URBAIN, à Caroline , qui veut suivre la marquise.
Mademoiselle de Saint-Geneix, puis-je vous parler un instant?
CAROLINE
Je suis à vos ordres, monsieur le marquis.