‹ The Ontario high school French reader [microform]Chapitre 18 sur 35 · CES · texte numérisé non relu

CES

ITIGH SCHOOL FREX( I READER 5

heureusement, Hi aVait oublié Îa tenetre, et à peine eut-1l

le dos to Irne, que !a petite Sen aHa...

Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce il l ravissement enerat, Jamais les VIOUX sapins n'avaient rien vu d’auss joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu’à terre

pour la caresser du bout de leurs branches. Les genûts

d’or s’ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu’il pouvaient. Toute la montagne lui fit fête.

Vous pensez si notre chèvre était heureuse! Plus de corde, plus de pieu.… rien qui l'empêchât de gambader, de

brouter à Sa D'UISe... C’est là qu'il y en avait de herbe !

Jusque par-dessus les cornes! Et quelle herbe! Savou-

reuse, fine, dentelée, faite de mille plantes. C'était bien

autre chose que le œazon du clos Et les fleurs donc !….

De crandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices. toute une forêt de fleurs sauvages débordant

de : ICS capiteux !.

La chèvre blanche. à moitié soûle, se vautrait là-dedans les jambes en l'air et roulait le lone des talus, pêle-mêle J |

avec les feuilles tombées et les châtaiones…. Puis, tout à

coup elle se redressait d’un bond sur ses pattes, [op! la

voi}: partie, a tête en avant, à travers los maquis et les

pic, tantôt au fond d’un ravin, ait dit qu'il y avait dix chèvres de M Seguin dans la montaone

C’est qu'elle n’avait peur de rien la Blanquette,

Elle franchissait d’un saut de grands torrents qui léclaboussaient au paseace de poussière humide et d’écume. \lors, toute ruisselante. elle allait s'étendre sur quelque rocne plate et se faisait sécher par le soleil... Une fois

s’avancant au bord d'u

" “ 1 TR EE dents, elle apereut en bas tont an ha dans la

41 HIGI SCHOOL FREX I READER

maison de M, Seguin avec Île clos derrière. Cela la fit rire aux larmes.

Que c’est petit! q t;: Comment ai-je pu tenir ]à-

dedans ?

Pauvrette! de se Voir si haut perchée. elle se croyait au

MOINS aussi grande jue le monde...

Tout à Coup le vent fraf hit. La Montagne devint violett. : c'était le SOIT.

“ Déjà l” dit la petite chèvre : et elle Sarrêta fort étonnée.

En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de M. Seguin disparaissait dans le brouillard. et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée. Elle écouta les cl: hettes d’un troupeau qu’on l'an sait, ct se sentit l’âme toute triste. Un gerfaut, qui rentrait, Ja {rôla de ses ailes en FaSSant. Elle

tressaillit...puis ce fut un hurlement dans la montagne :

“ Hou! hou !”

Elle pensa au loup; de tout le jour la folle n°y avait pas Pense... Au même moment une trompe sonna bien Join dans la vallée. C'était ce bon M. Decuin qui tentait un dernier effort.

*Hou! hou l.. faisait le loup,

Reviens! r viens !...” criait la trompe,

Blanquette eut envie de revenir: mais en se rappelant le pieu, la corde, la haie du los, elle PENSa que maintenant elle ne pouvait plus se faire à cette vie, et qu’il valait MIeux rester,

La trompe n. Sonnait plus.

La chèvre entendit derrière elle un bruit de teuilles,

Elle se retourna et vit dans ombre deux oreilles Ceonirtes

Page 1