‹ The Ontario high school French readerChapitre 21 sur 26 · LA MARSEILLAISE · texte numérisé non relu

LA MARSEILLAISE

Claude Joseph Rouget de Lisle, oflBcier français, né en 1760 mort en 1836. Il montra de bonne heure un goût prononcé pour la poésie et la musique. Il faut noter qu'il n'avait pas l'intention d'écrire un hymne républicain. Partisan de la royauté, il refusa de trahir le serment de fidélité qui le liait à Louis XVI.

La Marseillaise, chant national du peuple français, œuvre de Eouget de Lisle, capitaine du génie, alors en garnison à Strasbourg. La déclaration de la guerre de la France à l'Autriche, proclamée à Paris le 20 avril 1792, parvint à Strasbourg et y fut rendue publique le 25. Le maire de cette ville, Dietrich, réunissait à sa table, ce jour-là, quelques-uns des officiers qui allaient prendre part à la campagne. Il déplora l'absence, en France, d'un hymne national et patriotique et engagea vivement un d'eux, Eouget de Lisle, à composer un chant de ce genre. De retour dans son logis, celui-ci improvisa en quelques heures les strophes et la musique du chant qui devait immortaliser son nom. Dietrich les chanta devant les convives de la veille. L'hymne portait d'abord le titre de Chant de guerre de l'armée du Bhin. Après avoir enflammé à Strasbourg toutes les imaginations, l'hymne parvint a%'ee rapidité jusque dans le Midi. Il était déjà connu à Marseille au mois de juin, lors de l'envoi à Paris d'un bataillon de volontaires. Dans un banquet l'hymne fut chanté avec grand succès. Dès le lendemain le journal en publiait le texte, et, le jour du départ des volontaires marseillais, chacun d'eux recevait un exemplaire du chant. Tout le long de leur route, ils le chantèrent, et, lorsqu'ils arrivèrent à Paris, l'hjTnne excita l'enthousiasme. Le peuple le désigna aussitôt sous le nom de Marseillaise, qui devait lui rester.

Allons, enfants de la patrie, Le jour de gloire est arrivé!

Contre nous de la tyrannie L'étendard sanglant est levé!

Entendez-vous dans les campagnes Mugir ces féroces soldats?

Tls viennent jusque dans nos bras, Égorger nos fils, nos compagnes!

Aux armes, citoyens ! formez vos bataillons !

Marchons, marchons!

Qu 'un sang impur abreuve nos sillons !

Marchons, marchons!

Qu'un sang impur abreuve nos sillons!

Que veut cette horde d'esclaves, De traîtres, de rois conjurés?

Pour qui ces ignobles entraves, Ces fers dès longtemps préparés?

Français ! pour nous, ah ! quel outrage ! Quels transports il doit exciter !

C'est nous qu'on ose méditer De rendre à l'antique esclavage !

Aux armes, citoyens ! formez vos bataillons !

Marchons, marchons!

Qu'un sang impur abreuve nos sillons!

Marchons, marchons!

Qu'un sang impur abreuve nos sillons!

Amour sacré de la patrie,

Conduis, soutiens nos bras vengeurs;

Liberté, Liberté chérie.

Combats avec tes défenseurs !

Sous nos drapeaux que la Victoire

Accoure à tes mâles accents !

Que tes ennemis expirants

Voient ton triomphe et notre gloire !

Aux armes, citoyens! formez vos bataillons!

Marchons, marchons!

Qu 'un sang impur abreuve nos sillons !

Marchons, marchons !

Qu'un sang impur abreuve nos sillons!

Page 1