‹ ThéâtreChapitre 37 sur 210 · ACTE III, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V

Tu viens m'assassiner ! niais il faut nie combattre ! Cet obstacle t'étonne , et déjà tu frémis. Meurs toi-même , perfide !

LE JEU NE MARIUS

Embrassez votre fils.

MARIUS

Mon fils !...

LE JEUNE MARIUS

Je vous revois! n'est-ce pas un prestige? Vous armé , vous vainqueur ? ô surprise ! ô prodige !

MARIUS

Mon fils , tu mes rendu !

LE JEUNE MARIUS

Cruel , serait-ce toi Qui devais dans son sein plonger ton bras ?

LE CIMBRE, égaré.

C'est moi,

LE JEUNE MARIUS

A ton ter menaçant qu'opposa-t-il ?

LE CIMBRE

Sa gloire.

Il n'est aucun mortel , Romain , tu dois m'en croire , Dont l'audace un instant pût braver ce regard Qui fit trembler un Cimbre et tomber son poignard. Marius périssait... un bras plus fort m'arrête ! Son génie irrité , qui plane sur sa tête 8 , Me défend d'approcher, et s'oppose à mes coups.

5o MARIUS A MINTURNES.

Ses yeux lancent sur moi des regards de courroux.

Je l'entends qui me crie : Epargne , épargne un homme

Qui suffirait lui seul à la perte de Rome.

D'espoir, d'effroi, d'horreur, quels sentiments confus?...

Je ne pourrai jamais égorger Marius 9...

( Il fuit. ï

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