DU CŒUR
Le cœur existe bien, moralement parlant. On sent ses mouvements de joie ou de douleur ; mais c'est une chambre obscure dont la lumière est la tête. La mémoire et la pensée l'illuminent et y
font paraître les sentiments. Sans la tête, ils s'éteignent. Les fous n'aiment plus ou ne savent pas qui ils aiment. Quelquefois, ils prennent en haine ceux qu'ils aimaient.