‹ [Théâtre]Chapitre 182 sur 262 · CUPIDON, POÈME · texte numérisé non relu

CUPIDON, POÈME

Michel- Ange accablé de critiques et las d'entendre Féloge des anciens, fait un Cupidon, l'enfouit et le fait découvrir dans une fouille.

Les savants s'assemblent.

Description de l'Amour grec de Michel- Ange. Mais il s'écrie : « Il est de moi ! J'en ai la terre glaise dans mon atelier. »

L'esprit du travail est souvent incomplet en nous, et il est malheureux que tout le monde ait la faculté de travailler, produire, écrire, avec une demi-attention. C'est là ce qui fait les œuvres médiocres.

Lorsqu'on sent que l'on ne sera pas tout entier à son ouvrage, il vaut mieux s'absenter et marcher, agir, pour ne pas s'y mettre à demi.

* * l'idée

Lorsqu'une idée neuve, juste, poétique, est tombée de je ne sais où dans mon âme, rien ne peut l'en arracher ; elle y germe comme le grain dans une terre labourée sans cesse par l'imagination. En vain je parle, j'agis, j'écris, je pense même sur d'autres choses : je la sens pousser en

moi, l'épi mûrit et s'élève, et bientôt il faut que je moissonne ce froment et que j'en forme, autant que je puis, un pain salutaire.

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