‹ [Théâtre]Chapitre 184 sur 262 · DE LA PUBLICITÉ · texte numérisé non relu

DE LA PUBLICITÉ

« Vile publicité ! toi qui n'es qu'un pilori où les profanes passions viennent nous souffleter ! » ai-je dit dans Chatterton.

Les auteurs s'en occupent trop. L'un court après les articles de journaux ; l'autre, après les opinions de salon qu'il cherche à former. Peines perdues !

Un homme qui se respecte n'a qu'une chose à faire : Publier, ne voir personne et oublier son livre.

Un livre est une bouteille jetée en pleine mer, sur laquelle il faut coller cette étiquette :

A ttrape qui peut !

Quand, le soir, on revient du monde des salons, on s'étonne d'avoir changé son caractère et de s'être renié dix fois soi-même. — On a fait le futile avec une tête lourde de pensées.

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