‹ [Théâtre]Chapitre 195 sur 262 · V HYÈNE 9 POÈME PHILOSOPHIQUE · texte numérisé non relu

V HYÈNE 9 POÈME PHILOSOPHIQUE

Les bêtes fauves suivent le voyageur dans le désert. Tant qu'il marche et se tient debout, elles se tiennent à distance et lèchent sa trace comme des chiens fidèles ; mais, s'il bronche, s'il tombe, elles se précipitent sur lui et le déchirent. Quand il

est mori et déchiré par pièces, elles lèchent son sang sur le sable, ses os jusqu'à ce qu'il ne reste plus que son squelette, et, lors même qu'il ne reste plus que les longues côtes vides et arrondies comme la carène d'un vaisseau naufragé, l'hyène et le tigre dévorent son ombre. Ainsi fait la multitude sur l'homme célèbre et, moins que cela, sur tout homme éminent.

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