‹ ThéâtreChapitre 124 sur 235 · H II N' K I · texte numérisé non relu

H II N' K I

Comment! te voilà encore couché... Tu as donc fini de ranger, ici ?

Ci fini.

II liXRI .

Tu as enlevé ce qui pouvait nous trahir : les dessins, les portraits, les vêtements?

N A .M O U N' , sans hvuger du divan, niûntrant la pièce ù côté.

Ili ! tout ça là-dans.

II LNKI .

Bien... Il faudra enlever la clef de cette chambre. Tout serait découvert si on y entrait... Et nos tableaux, combien en as-tu descendu? (Regardant l'atelier.) Quatre ! Oh ! c'est assez... (Il prend une toque en velours grenat, attachée à un chevalet, et la jette à Navtoun.) Emporte-moi donc cette toque... Ils savent bien que je ne mets pas de ces dioses-là... II faut être ce gandin de Gontaut pour se fourrer des inventions pareilles sur la tête. Encore un qui croit qu'on a besoin de se déguiser pour faire de la peinture.

(Xaniûun emporte la toque dans la pièce à côté.) Pauvre

mère ! va-t-elle être contente de me voir au milieu

de tout ce luxe. (Regardant sa lettre, qu'il tient.) C'est

ACTt. II, SCHKE I 249

égal, j'ai le cœur un peu serré pour jouer cette comédie. (A Namoun, qui entre.) C'est bien, Namoun, je suis content de toi, ce matin. Seulement, écoute : je t'ai menacé quelquefois de te faire manger du bâton, comme tu dis; mais cela ne m'est pas encore arrivé, n'est-ce pas ?

NAMOUN, Ci'iUn.

Ou-AUali ! bono, toi, mouci.

HENRI

Eh bien ! si jamais tu as le malheur de raconter ce qui passe chez moi, je te jure que ce jour-là tu eu mangeras, du bâton ! mais tu en mangeras comme les bourriquots de ton pays n'en ont jamais mangé... Tu m'entends ?... (Namoun recule effra\é.) Ainsi, tiens ta langue...

As bas bour, mouci.

HENRI, à part.

Pauvre petit ! Heureusement que la menace suffira. (Haut.) Maintenant, tiens, prends ceci, et portele chez madame Clémence. Tu diras que... non, tu ne diras rien. Donne la lettre, voilà tout. (Namoun prend la lettre.) En descendant, répète au père Justin de ne pas oublier sa consigne : jusqu'à ce soir, ceci est mon atelier. Qu'il n'aille pas les envoyer làhaut.

NAIIOUN, courant ouvrir la porte.

la ! didoun, mouci...

HENRI

Quoi?

NAMOUN, montiaitl la parle tl'iin air ih triomphe,

Rioarde !

Ali ! très bien... Tu as mis ma carte sur la porte... c'est une bonne idée.

NAMOUN, riant,

Li qui venir croira bezetï le niaisoun être à toi ici. Hi! hi 1 hi!...

M A R G A R O T , sur h' palier.

Qu'est-ce que tu fais donc là, turco ? (Il passe sa tète, une grosse icie de pivoine, à favoris roux, et aperçoit Henri.) Tiens, vous voilà, vous aussi ? (Il entre.)

SCE'K.E II Les Mêmes, MARGAROT.

HENRI, allant l'ers lui, bas et vite.

Ail ! bonjour... bonjour... Margarot...

MARGAROT

Je descends de chez vous. (Reganlanl autour ik lui.)

Vous travaillez donc dans l'atelier de Goiitaut, maintenant ?

Chut... chut... Vous êtes censé chez moi, ici. Je vous expliquerai cela plus tard.

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