‹ ThéâtreChapitre 173 sur 235 · L ARLÉSIENNE · texte numérisé non relu

L ARLÉSIENNE

VIVETTE, riant.

Ma foi ! pour la gourmandise, je crois qu'il est plus qu'aux trois quarts éveillé... Voyez-vous, le finaud! il a flairé qu'il y avait quelque chose pour lui là-dedans... Une belle galette à l'anis que la grand'maman Renaud a faite exprès pour son Innocent.

BALTHAZAR, avec intérêt.

Elle va bien, la Renaude, petite?

VIVETTE

Pas trop mal, père, pour son grand âge.

BALTHAZAR

Tu en as toujours bien soin, au moins?

VIVETTE

Ohl VOUS pensez!... la pauvre vieille qui n'a que moi.

BALTHAZAR

Ah çàl... quand tu vas faire des journées dehors comme maintenant, elle reste seule, alors?...

VIVETTE

Le plus souvent, je l'emmène. Ainsi, le mois dernier, quand je suis allée faire les olives à Montauban, elle est venue avec moi... mais à Castelet, jamais elle n'a voulu. Pourtant, tout le monde d'ici nous aime bien.

C'est peut-être trop loin pour elle.

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